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    Retraites - Vieillit-on plus longtemps ? NON ! On nous ment ! en voici la preuve

    lundi 15 décembre 2014, par visiteur (Date de rédaction antérieure : 19 octobre 2010).

    VIEILLIT-ON PLUS LONGTEMPS ?

    Voici la preuve que
     
    L'argument fondamental du pouvoir pour détruire nos retraites
    est un mensonge éhonté, une gigantesque manipulation,
    que tout le monde doit dénoncer partout où il peut.
     
    Bonjour à toutes et à tous,
    Souvenez-vous : avant la "crise", le pouvoir nous faisait une propagande gigantesque pour nous imposer les fonds de pension en lieue et place de notre bon vieux système de retraites par répartition.
     
    Bien sûr, avec la "crise", tout le monde a dû admettre qu'il était bien peu prudent de jouer nos retraites à la bourse. Aussi, pour imposer par la force ses fonds de pension, le pouvoir détruit autant qu'il le peut nos retraites par répartition.
     
    Le 7 septembre 2010, j'écrivais un article que voici :

     

    « On vieillit plus longtemps ! on vieillit plus longtemps ! », ils n’ont que ça à la bouche, tous ceux qui sont en train de nous détruire notre sécu, et nos services publics, et nos retraites, etc.

    Mais, quand ils auront tout détruit, l’espérance de vie va très vite cesser d’augmenter pour se mettre à diminuer très rapidement.


    Pour preuve, s’il en fallait une, regardez en Russie :

     

    Quand l’URSS a été détruite et que tous les avantages acquis (vraie sécu, vraies retraites, etc.) ont disparu les uns après les autres, l’espérance de vie s’est mise à baisser énormément. À tel point, qu’après 1992, en 10 ans, l’espérance de vie des Russes a baissé de 10 ans !

    Le 10 septembre 2010, le comité Valmy publiait sur son site un article de Jean-Yves Crevel confirmant tout à fait ce que j'avais prévu, à ceci près que ça fait déjà au moins deux ans que l'espérance de vie a commencé à reculer. Cet article est essentiel. Il est l'argument massue pour motiver la population à se battre pour sauver son système de retraites. Voici cet article :

    L’argument pour reculer l’âge de départ à la retraite bientôt périmé - Jean Yves Crevel

    Le grand secret : L’espérance de vie recule !

     

    Dans un même ensemble, tous les pays de l’UE reculent l’âge de départ à la retraite. Cela ne signifie évidemment pas qu’ils auraient tous été incompétents, en même temps, au point que tous auraient négligé de s’assurer du financement de leurs systèmes de retraite. Aussi grotesque soit-elle, c’est pourtant la version officielle, le dogme.

    La vraie raison de cette précipitation tient simplement à cette courte péremption, à la terrible faiblesse de l’argument massue, répété en boucle : il faudrait travailler plus longtemps parce que l’espérance de vie augmente… Imparable ! Que répondre à cet argument chic et choc ? Rien, il faudrait donc se soumettre à défaire en 2010 ce qui a été mis en place en 1945, parce qu’on ne pourrait plus assurer dignement les vieux jours ni de nos parents, ni de nos grands-parents, alors que la productivité a été multipliée par trois entre 1945 et 2010 ?

    L’argument de l’allongement de l’espérance de vie est indispensable pour masquer le scandale de cette incohérence économique. Le hic, c’est que tous les indicateurs sont au rouge pour signaler qu’il est parfaitement mensonger : en réalité, l’espérance de vie a cessé de s’allonger depuis au moins deux ans pour maintenant amorcer un recul qui risque de s’accélérer.

     

    A titre d’illustration, voici trois informations très peu relayées :

     

    En France : La Croix du 23/12/2009 : L’espérance de vie des femmes a légèrement reculé en 2008. L’an dernier, 542 575 décès ont été constatés en France selon l’Insee, un chiffre en hausse de 2,1 % par rapport à 2007.

    Aux USA : WASHINGTON POST du 22/04/2008 : Pour la première fois depuis 1918, une proportion significative des femmes américaines voient leur espérance de vie diminuer", rapporte le quotidien. Telle est la conclusion d’une étude menée par l’université de Washington dans mille comtés du pays, représentant 12 % de la population féminine.

    En Afrique : "RFI du mardi 24 novembre 2009 : la durée de vie moyenne d’un Africain ne dépasse pas les 53 ans. Et elle n’est plus que de 50 ans en Afrique du Sud où l’espérance de vie a reculé de 12 ans en moins de vingt ans.

     

    L’allongement de l’espérance de vie n’a donc concerné que les quelques générations qui ont bénéficié des progrès de la médecine sans que ce bénéfice ne soit annulé par les conséquences de la malbouffe, de la pollution, des pandémies modernes et juteuses, sans parler des expérimentations pharmaceutiques en vraie grandeur…

     

    C’est fini ! Désormais, la durée moyenne de vie recule. Voilà pourquoi il est indispensable aux financiers, ceux qui contrôlent par la corruption les institutions européennes, d’utiliser l’argument fallacieux de l’allongement de la durée de vie, avant que la vérité n’éclate.


    Enfin, le recul de l’âge de départ à la retraite ne signifie pas un allongement de la durée du travail, mais globalement, un transfert de charges du système de retraite vers l’assurance chômage ou la protection sociale. Pour que la réforme produise réellement un allongement du travail, il faudrait… du travail, ce qui impliquerait de relancer l’activité. Quand le FMI  et l’UE imposent un ralentissement de l’activité et une réduction massive du pouvoir 4d’achat, on ne voit pas comment le travail reviendrait dans ces conditions.

     

    La constitution européenne a été rebaptisée "Traité TUE". Faut-il y voir un clin d’œil ? Un message codé ? Une sinistre blague ?

     

    Ce qui est certain, c’est qu’il est urgent d’en sortir !

    Note de do : Cet article serait parfait s'il ne s'y était glissé une légère erreur. Je cite : « la productivité a été multipliée par trois entre 1945 et 2010 » Bien mieux que ça : en ce moment, grâce au progrès scientifico-technique, notamment les ordinateurs, la productivité du travail double tous les dix ans ! La productivité a été multipliée par quatre en 20 ans ! (entre 1990 et 2010).

    Bien à vous,
    do
    http://mai68.org

    Post-scriptum :


    1°) Et de toutes façons, il n’y a aucun problème de retraites :

    http://mai68.org/spip/spip.php?article959

     

    2°) Nous ne nous battons pas seulement pour les retraites, nous voulons aussi retrouver une vrai Sécurité Sociale digne de ce nom, comme après mai 68. Nous voulons retrouver aussi de vrais services publics. Nous revoulons nos vieux PTT, notre EDF-GDF, notre bonne vieille SNCF, etc. Par conséquent, nous devons refuser que les directions syndicales amenuisent notre mouvement de contestation en le limitant aux retraites. Nous devons imposer nos slogans. La retraite ne suffirait bien sûr pas à nous motiver comme nous sommes motivés. En fait, c'est un ras-le-bol général. Et cela doit se savoir, cela doit être officiel, nos slogans ne doivent pas parler que de nos retraites. Ils doivent aussi parler de tout le reste. Mais pour cela, il nous faut retrouver la parole. cette parole ne doit pas être laissée entre les mains des directions syndicales.


    3°) Pour gagner vraiment, et sur tous les tableaux, nous ne pouvons pas nous contenter de faire confiance aux directions syndicales. Nous devons diriger nous-mêmes notre mouvement de contestation. Pour cela, il nous faut l'auto-organiser en une coordination commune à tous les secteurs en lutte. Ainsi nous reprendrons aussi la parole au lieu de la laisser exclusivement aux grands chefs syndicaux. Autre avantage d'une coordination : dans une intersyndicale, les non-syndiqués ne sont pas du tout représentés ; or, ce sont eux les plus nombreux, et de loin ; dans une coordination, les non-syndiqués sont représentés, et selon leur juste poids !


    COORDINATION MODE DEMPLOI :


    http://mai68.org/spip/spip.php?article1081

    ou : http://vlr.chez.com/textes/coordination.htm

    ou : http://lacarmagnole.free.fr/textes/coordination.htm


    Faire circuler ce message partout où vous pouvez. Il y a urgence. Merci !

    5 Messages de forum

    • Guillaume Sarkozy, futur bénéficiaire de la contre-réforme des retraites ?

      Selon Médiapart, la contre-réforme va conduire à l’asphyxie financière du régime par répartition et sera donc propice à l’éclosion des fonds de pension. D’ores et déjà sur les rangs, figure le groupe Malakoff Médéric, dont le délégué général n’est autre que Guillaume Sarkozy, le frère du chef de l’Etat.

      http://mai68.org/spip/spip.php?article1593

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    • Les centenaires, se recrutent chez nos parents, la génération des années 20, ceux qui ont brillamment survécu à la guerre, chez les quinqua et les sixta le cancer et les maladies cardio vasculaires font suffisamment de ravages pour limiter les bénéficiaires de la retraite. Quant à la génération des trentenaires et quadra, eux ils cumulent, maladies dues à l’environnement , stress au travail, chômage, mal bouffe, autant de facteurs limitant la durée de vie. Et que dire de nos jeunes qui galèrent tant à trouver un emploi, qui survivent de petits boulots ? Qui parmi tous ces gens qui bouclent difficilement les fins de mois , fins qui commencent souvent le 15, pourra s’offrir le luxe de cotiser à des fonds de pension ? Tous ces gens qui ne peuvent plus s’offrir de mutuelle et encore moins se soigner, tant la sécu se réduit à peau de chagrin, ne feront pas de vieux os. Halte aux mensonges et à la casse sociale et environnementale, la guerre à l’humanité est déclarée par une poignée de profiteurs nantis , NE LES LAISSONS PAS FAIRE ! RÉAGISSONS pendant qu’il en est encore temps.

      Ya Basta

    • Cet article est à mettre derrière l’oreille, reste peut être de l’argumentaire à approfondir.

      • Ce qui est certain c’est que l’on sera plus longtemps malades, presque tout le monde souffrant du cancer ou d’une autre maladie environnementale… Les catastrophes comme celle de FUKUSHIMA ont des conséquences à plus ou moins long terme : contamination de toute la chaîne alimentaire ; et notre santé est déjà menacée du fait des pratiques de l’agrochimie et de l’industrie alimentaire, avec les pesticides utilisés en abondance, par exemple. Science & Vie a publié un article dans le dernier numéro en vente, SCIENCE&VIE N°1149 Espérance de vie : en bonne santé, elle baisse !!!
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    • Ce post est à garder de coté, de l’info à peaufiné. Cela peut être très pratique, je vais m’informer avec d’autre source. Si quelqu’un pourrait me renseigner ?

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    Retraites - Vieillit-on plus longtemps ? NON ! On nous ment ! en voici la preuve

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    Hollande promet d’augmenter l’âge de la retraite ! (Vidéos 9’’ ; 1’11 ; 11’’)

     

     

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  • Michèle Delaunay

    http://www.gouvernement.fr/gouvernement/michele-delaunay
    Delaunay

    Lettre ouverte à Mesdames Michèle Delaunay, Ministre chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie et Marie-Arlette Carlotti, Ministre chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion

    Mesdames les Ministres,

    1/3 des Français auront plus de 60 ans en 2035 dont 1,7 million seront dépendants


    Exigez la transparence de la dépendance !


    La nécessaire réforme de la dépendance, que vous avez décidé de lancer, passe par un appel préalable à l’engagement de transparence des acteurs du secteur. Les Français ont le droit de savoir et de comprendre comment seront gérées les sommes importantes qui devront être mobilisées auprès des contribuables et des familles.


    La transparence de la réalité


    Chaque Français a le droit de savoir.

    À l’heure où les dépenses pour la dépendance atteignent déjà 35 milliards d’euros :

    Les Français doivent savoir que le secteur de la dépendance à domicile est un puissant levier d’emplois et de développement de nouvelles filières économiques. Ces dépenses sociales doivent aussi se transformer en investissements.

    À l’heure où la mise à contribution des Français semble à nouveau inéluctable dans un avenir proche :

    Les Français doivent savoir qu’il faut exiger de tous les organismes privés et publics de ce secteur une même transparence totale sur l’utilisation des sommes allouées et des prix pratiqués. Rendez transparent, Mesdames les Ministres, le décryptage de ces prix.

    À l’heure où plus de 75 % des Français pensent qu’il faut favoriser le maintien à domicile(1) :

    Les Français doivent savoir qu’il existe beaucoup de possibilités d’améliorer l’autonomie et le bien être des personnes dépendantes par une meilleure optimisation du rapport qualité/prix des prestations offertes. La perte d’autonomie des personnes dépendantes n’est pas une fatalité.


    La transparence des responsabilités


    Chacune des parties prenantes doit assumer ses responsabilités.

    La responsabilité des Pouvoirs Publics pour :

    Contrôler et comparer les organismes sur le rapport entre le prix pratiqué et la qualité du contenu des prestations fournies,

    Contrôler le niveau de professionnalisme des intervenants aidants,

    Contrôler la traçabilité des aides accordées aux familles,

    Contrôler la lisibilité et l’équilibre des clauses de contrats des assurances et mutuelles.

    La responsabilité des organismes publics et privés pour :

    Rendre compte de la professionnalisation de leurs intervenants aidants,

    Rendre compte de la rigueur de gestion de leur organisme,

    Rendre compte de la qualité du contenu de leurs prestations.

    Il faut une réelle volonté politique pour professionnaliser le secteur et mieux aider un plus grand nombre de personnes.

    Après avoir fondé l’Association Nationale pour la Bientraitance, nous nous engageons aujourd’hui dans la création d’un organisme professionnel pour la transparence de la dépendance.

    Pierre-Yves CHAMLA

    Président de BIEN À LA MAISON,

    Organisme privé d’aide à domicile

    (1) Baromètre de la dépendance Ocirp, Le Monde, France Info février 2013.

     

    http://www.lamaisondelautonomie.com/lettre-ouverte-dependance/

     


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    Retraités : quels avantages ? Quel niveau de vie ? Quelles réformes ?

    Créé le 14-09-2012

    Autrefois dans la précarité, les retraités ont globalement rattrapé les actifs. Malgré des situations très diverses, leurs avantages fiscaux et sociaux semblent sur la sellette.

     

    Quels sont les avantages sociaux et fiscaux des retraités ? (Sipa)

    Quels sont les avantages sociaux et fiscaux des retraités ? (Sipa)

    Dans son rapport sur la Sécurité sociale publié jeudi 13 septembre, la Cour des comptes a fait valoir que "contrairement a une idée reçue, les retraités sont dans une situation plus favorable que les actifs, notamment les jeunes". Pour les magistrats, "cette situation résulte pour une part de l'existence de nombreux dispositifs fiscaux et sociaux en leur faveur", qui représentent un manque à gagner de 12 milliards d'euros pour les finances publiques. Ils proposent donc d'en supprimer une partie.

    Vendredi, Force ouvrière a estimé que ces préconisations revenaient à un "nivellement par le bas". Mais le gouvernement ne rejette pas l'idée de réduire les avantages des retraités. "On peut s'orienter vers quelque chose qui permette aux plus aisés des retraités d'avoir des cotisations de même niveau que les plus aisés des salariés", au nom de la "justice fiscale", a estimé le ministre du Travail Michel Sapin. "Nous devons revoir la fiscalité dans son ensemble, c'est dans ce cadre là qu'on peut envisager une remise à plat de la contribution de chacun", a expliqué de son côté la ministre de la Santé Marisol Touraine.

    De quels avantages bénéficient les retraités ?

    "De multiples dispositifs spécifiques se sont construits au fil du temps pour permettre aux retraités dont la situation a été longtemps plus que précaire, voire indigne, de disposer de meilleures ressources", explique la Cour des comptes, qui les a listés :

    Moins d'impôt sur le revenu. Plus de 7 millions de retraités bénéficient d'abord d'un abattement de 10% sur leurs pensions. C'est l'équivalent de celui accordé aux salariés pour frais professionnels, même si les retraités, par définition, n'en ont aucun. A cela s'ajoute une exonération des majorations de pension pour les personnes ayant élevé au moins trois enfants. Enfin, un million et demi de retraités modestes de plus de 65 peuvent appliquer un autre abattement.

    Moins d'impôts locaux. Au-dessous de 835 euros de pensions, les personnes de plus de 60 ans ne paient pas de taxe d'habitation et paient moins, voire aucune taxe sur le foncier.

    Moins de CSG et de CRDS. Les pensions de retraite sont soumises à la Contribution sociale généralisée, comme le sont les salaires ou les revenus du capital. Mais le taux qui s'y applique est inférieur : 6,6% pour les 16,2 millions de retraités, contre 7,5% pour les actifs. Pour les plus modestes, ce taux peut passer à 3,8%, voir à 0%. Même chose pour la CRDS. Résultat : un retraité déclarant pour tout revenu 10.024 euros de pension (soit 11.138 euros avant abattement) ne s'acquitte d'aucune CSG, ni CRDS, alors qu'un salarié ayant un revenu net de 11.138 euros doit payer 1.000 euros de CSG et CRDS. Par ailleurs, les retraités ne paient presqu'aucune cotisation d'assurance-maladie. Enfin, 585.000 particuliers employeurs de plus de 70 ans bénéficient d'exonérations sur leurs cotisations.

    Les retraités, des situations disparates

    Il y a près de 16,2 millions de retraités en France. En 2010, la pension moyenne, tous régimes confondus, s’établissait à 1.216 euros par mois. Mais ces chiffres regroupent des situations très différentes :

    Encore beaucoup de retraités pauvres. Selon l'Insee, près d'un million de personnes de plus de 64 ans vivaient sous le seuil de pauvreté en 2009. De 1959 à 2006, le nombre de bénéficiaires du minimum vieillesse (complément de ressources de 777 euros pour un plus de 65 ans quelle que soit sa nationalité, 1.206 euros pour un couple) a été divisé par quatre. Mais au total, il couvrait encore fin 2010 près de 940.000 personnes. Les titulaires du minimum vieillesse ne se répartissent pas également sur le territoire :

    Source : Drees et Insee 

    Des écarts énormes entre hommes et femmes. La retraite globale moyenne des femmes (y compris les avantages accessoires de retraite, et notamment les pensions de réversion) représente 72 % de celle des hommes. Les écarts se réduisent progressivement, selon la Drees, mais le montant moyen de pension des femmes reste nettement plus faible, avec 899 euros mensuels, contre 1.552 euros pour les hommes en décembre 2010.

    Des écarts énormes entre les situations. Le niveau de vie des retraités varie selon leur âge, s'ils sont en couple, et suivant la situation de l'autre membre du couple ( le "droit dérivé" est une pension reversée après la mort du conjoint) :

     

    Un niveau de vie global qui rejoint celui des actifs. Avec les Pays-Bas, la France est l'un des seuls pays d'Europe où le taux de pauvreté des plus de 65 ans est inférieur ou égal à celui des 25-54 ans. En 2006, le niveau de vie moyen était de 23.970 euros chez les retraités, contre 23.060 euros chez les actifs. En moyenne, leur patrimoine net était de 252.700 euros en 2004, contre 231.000 euros pour les actifs. "Au total, si les retraités forment un ensemble hétérogène, il s'avère que leur situation financière moyenne a connu une amélioration indéniable et a rejoint celle des actifs, voire peut apparaître plus favorables que celle du reste de la population", résume la Cour des comptes dans son rapport.

    Ce qui attend les retraités

    Partant de ce constat, la Cour des comptes propose de revoir un certain nombre de dispositifs :

    L'abattement de 10% de l'impôt sur le revenu. Sa suppression pourrait rapporter 3 milliards d'euros. Elle mettrait fin à une injustice : la moitié de cette dépense fiscale profite aux 20% des foyers les plus aisés. Mais sa suppression nécessite des aménagements. En rendant imposable ou en augmentant le revenu imposable des centaines de milliers de retraités, elle les rendrait inéligibles à de nombreuses prestations sociales soumises à conditions de ressources : allocations logement, allocations adulte handicapé. 

    L'exonération pour les retraités ayant eu plus de trois enfants. La fiscalisation de la majoration qu'ils perçoivent pourrait rapporter 800 millions d'euros.

    Le taux de CSG à 6,6%. En alignant son taux sur celui des actifs, 7,5%, pour les pensions les plus élevées, elle rapporterait 1,2 milliard d'euros supplémentaires.

    L'exonération pour les particuliers employeurs. La Cour propose de soumettre cette exonération totale de cotisations sociales à des conditions de ressources. Elle serait ainsi maintenue uniquement pour les moins aisés.

    La cotisation d'Assurance maladie. La cour des comptes propose que les retraites complémentaires et les pensions de base soient taxés à 1% (au-dessus d'un certain seuil pour les pensions).

    La fiscalité locale. A plus long terme, la Cour évoque une suppression de la fiscalité fondée sur les critères d'âge. Ainsi, les retraités au-delà de 65 ans seraient tous soumis à la taxe d'habitation et à la taxe foncière.

    Le minimum vieillesse. La Cour propose de repenser un certain nombre de points de ce dispositif. Notamment son mode de financement. Aujourd'hui, il coûte 3,45 milliards d'euros par an, et n'est financé que par la dette sociale, explique la Cour. "C'est-à-dire par les générations futures".

     

    http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20120914.OBS2472/retraites-quels-avantages-quel-niveau-de-vie-quelles-reformes.html#xtor=EPR-3-[Actu17h]-20120915


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    Notre temps

    n° 472, avril 2009, pages 74 et 75

    http://www.famidac.fr/article2264.html

     

    2003 : Des petites communes favorisent l’accueil familial

     

    18 novembre 2003 - France 3, Région Sud > actus > SUD actus - Mauroux (Lot), article repris sur le site agevillage.com :

    De toutes petites communes choisissent de privilégier l’accueil familial pour leurs ressortissants très âgés

    Trop petites pour pouvoir prétendre à une maison de retraite, certaines communes rurales organisent elles-mêmes l’accueil familial des personnes âgées, formule intermédiaire entre l’aide à domicile et les établissements spécialisés. Guy Delbès, le maire de Mauroux, petit village lotois de 420 habitants, a été le plus fervent promoteur des "Jardins des Aînés", un hébergement de proximité, ouvert le 1er novembre 2003, où deux familles d’accueil accueillent chacune, dans deux maisons mitoyennes, jusqu’à trois personnes âgées.


    La famille loue le 1er étage tandis que les personnes âgées disposent chacune d’une chambre avec sanitaires au rez-de-chaussée, ainsi que d’une salle commune. Ce sont elles qui rémunèrent l’hôtesse, à hauteur d’environ 750 euros par mois et par pensionnaire, soit beaucoup moins que dans une maison de retraite.


    S’inspirant d’expériences similaires, la mairie a décidé en 1999, avec le concours d’une société HLM et du conseil général, d’acquérir un terrain et de faire construire une résidence qu’elle gèrerait elle-même.


    Tous originaires du coin, Raymond, Martou, Marie et Yolande en sont les premiers locataires. "Je suis venu ici parce que je suis tout seul. En plus, j’avais des escaliers chez moi et je n’y vois pas clair", explique Raymond, 88 ans. De l’autre côté de la table, Léa, 6 ans, feuillette "Le Livre de la Jungle", tandis que sa sœur Emma, 3 ans, gesticule bruyamment. "Elles viennent nous distraire", s’amuse Martou. "Ca apporte autant aux enfants qu’à eux", assure Véronique Alberto, la mère des deux fillettes, recrutée par la mairie pour assister les pensionnaires, assurer leurs repas, ainsi que l’entretien du linge et du logement.


    "Ils vont chercher les enfants à l’école, les gosses leur disent papy : ils n’en ont jamais tant vu !", s’amuse Guy Delbès. Outre le mélange des générations, les "Jardins des Aînés" présentent l’atout d’associer deux familles d’accueil, leur permettant de se relayer quand l’une d’elles part en congé et d’alléger ainsi leur tâche. Garante du projet


    Pour Etienne Frommelt, président de l’association Famidac, il est "souhaitable que les mairies favorisent l’accueil familial". Lorsqu’on place en maison de retraite une personne encore relativement "valide et éveillée", on voit son état décliner dans les 15 jours, alors que plongée dans le bain familial, elle est stimulée et sa santé maintenue, estime-t-il.


    "Dans un département âgé comme le Lot, les structures existantes ne suffisent pas à répondre à la demande et une telle solution nous soulage", renchérit le directeur de la maison de retraite de Puy-L’Evêque, à une dizaine de kilomètres de Mauroux. Pour Joël Palma, "cette formule s’adresse à des personnes qui ne sont pas trop dépendantes, mais elle permet de maintenir la personne âgée dans son cadre de vie habituel tout en lui offrant le confort social et sanitaire".


    Pour le conseil général, il s’agit d’"encadrer" l’accueil familial, parfois terni par des histoires de maltraitance. Selon le secrétariat d’État aux personnes âgées, qui "aimerait voir se développer l’accueil familial", quelque 9.000 familles accueillent aujourd’hui 12.000 personnes âgées ou handicapées.


    La différence, dit-on au conseil général, c’est qu’ici "la mairie est garante du projet" : c’est elle qui gère le dispositif et recrute les familles, s’assurant de l’expérience gérontologique et des qualités humaines de l’hôtesse. C’est aussi elle qui prend le risque d’être poursuivie en cas de difficultés entre l’accueillant et l’accueilli, fait toutefois remarquer M. Frommelt.


    Dorothée MOISAN (AFP)



     

    NB : Cette journaliste a schématisé mes propos (voir ci-dessous)... Comme elle me parlait de communes employant des accueillants, je lui ai répondu qu’il est préférable rester dans le cadre de la loi :

    • la municipalité loue des logements aux accueillants
    • ces accueillants sont salariés de leurs accueillis et contrôlés par le Conseil Général.

    A défaut de pouvoir se doter de leurs propres maisons de retraite, certaines municipalités envisagent de développer l’accueil familial en se lançant dans des projets immobiliers adaptés à cette activité. Rien n’empêche des promoteurs immobilier de leur proposer des réalisations "clés en main".


    Mais l’intervention d’un tiers pour le recrutement et la formation d’accueillants familiaux comme pour le placement d’accueillis ne me semble pas souhaitable : ce tiers pourrait être considéré comme "employeur de fait" des accueillants, pénalement responsable de tous les aléas des accueils. Et la commune est liée, pour plusieurs décennies, par des engagements difficiles à renégocier. A mon avis, il vaut mieux rester dans des relations "normales" :

     

    • la commune pilote le projet immobilier (qui peut être réalisé par une société HLM ou tout autre constructeur), puis propose ces logements à des accueillants ou futurs accueillants
    • le Conseil Général agréé les accueillants familiaux, les forme, contrôle leur activité et assure le suivi médico-social des accueillis
    • les accueillants restent libres du choix des personnes à accueillir et responsables de leurs actes. Ils versent un loyer fixe, quels que soient les aléas de leur activité.
    • en cas de problème, ces logements peuvent être loués à des locataires "ordinaires", non accueillants...

    Étienne Frommelt

    Autre article sur cette initiative : "Ici, c’est un lieu de rires, d’échanges et d’amour" - MAXI n° 940

     

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    http://www.famidac.fr/article2330.html





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    Et le Nouvel Ordre Mondial (le NOM),

    c'est-à-dire le projet des Maîtres du Monde pour l'humanité,

    prévoit l'euthanasie des retraités,

    car gênants :

    Trop coûteux,

    piètres consommateurs,

    souvent malades, etc

     

    Voir ce que dit Jacques Attali,

    l'ambassadeur du NOM en France,

    dans ses Conversations d'Avenir

    qu'on peut encore écouter sur Public Sénat.


    Pourtant, les retraités votent "bien",

    pour Sarkozy par exemple,

    c'est-à-dire contre leurs intérêts

    et contre celui de leurs enfants.

     

    Si on a la chance d'avoir un  travail,

    on travaillera de plus en plus tard,

    usé par les normes nouvelles,

    la souffrance au travail,

    et quand on arrivera à la retraite,

    après avoir cotisé dans le Privé

    (c'est Guillaume le frère de Sarkozy, Assureur,

    qui a hérité du pactole,

    le Clan Sarkozy se porte bien),

    il ne restera plus...

    qu'à être euthanasié !

     

    Notre société ultra-libérale

    est devenue folle,

    scandaleusement barbare !

     

    eva R-sistons

     

    .


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