• Nous sommes la seule espèce sur Terre à consommer le lait d’une autre espèce, après le sevrage ainsi qu’à l’âge adulte.

    Il est effarant de voir les énormes quantités de produits laitiers sur les étalages des supermarchés. Cette forte consommation de produits laitiers est liée à une profonde ignorance sur les effets de ces substances sur notre santé.

    Pour démontrer cet impact négatif, il n’y aurait même pas besoin de se lancer dans des recherches scientifique. Les innombrables témoignages provenant de personnes ayant eu des résultats formidables sur leur état de santé, suite à la suppression des produits laitiers, suffiraient à le démontrer.

    Le lait de vache est néfaste pour la santé :

    – Indigeste

    Le lactose et les graisses saturées présents dans le lait sont mal digérés. Par manque de lactase (une enzyme), le lactose du lait ne peut être hydrolysé pour produire du glucose.

    La caséine se colle aux parois intestinales et peut créer des inflammations.

    – Allergène

    Les protéines de lait de vache en quantités trois fois plus importantes que dans le lait maternel peuvent entraîner  des allergies et des pathologies telles que l’asthme, l’eczéma, une fatigue aiguë, des migraines et toutes sortes de maladies inflammatoires se terminant en « ite » (colite, bronchite, otite, rhinite etc.).

    – Facteurs de croissance pathogènes

    Le lait de vache apporte d’énormes quantités de facteurs de croissance qui vont booster la prolifération des cellules, et en particulier les cellules précancéreuses et cancéreuses.

    – Maladie auto-immune et diabète

    Le lait de vache contient de l’insuline bovine que notre système immunitaire ne reconnaît pas. Cette insuline étrangère, bien que très similaire à celle de l’homme, est donc attaquée par des anticorps. Ces mêmes anticorps ne feront ensuite pas la différence entre l’insuline bovine et la nôtre. Cela peut provoquer une maladie auto-immune dans laquelle nos anticorps détruisent les cellules bêta du pancréas, d’où risque de diabète.

    – Gros problèmes de santé (liste non exhaustive)

    Maladie de Crohn, cancer (colon, sein, estomac, pancréas, prostate etc.), allergies, arthrite, arthrose, rhumatismes, constipation, fatigue chronique, intolérance au lactose.

    Le mythe du calcium « bon pour les os » est faux

    Des études scientifiques ont démontré qu’au lieu de renforcer les os, le lait de vache produit l’effet inverse. Il engendre une acidité causant une décalcification des os. Les peuples qui consomment le plus de produits laitiers au monde sont le plus victimes de déminéralisation, d’ostéoporose, de fractures du col du fémur etc.

    Nous trouvons suffisamment de calcium et autres minéraux indispensables dans les végétaux. Le manque de calcium est le plus souvent causé par des fuites de calcium engendrées par une alimentation et un mode de vie acidifiants.

    Facteurs de croissance inadaptés

    Le lait de vache contient de grandes quantités de facteurs de croissance pour répondre aux besoins du veau.  Ces facteurs (même s’ils contribuent à la croissance des enfants) sont complètement inappropriés pour l’humain. Ils contiennent des informations génétiques incompréhensibles pour le corps humain.

    Lait dénaturé

    Avec l’élevage industriel et la gestion l’industrielle du lait, les produits laitiers d’aujourd’hui sont très différents de ceux que prenaient nos ancêtres. Les vaches sont bourrées d’antibiotiques pour lutter contre les infections (mammites). Mammites dues, la plupart du temps, aux conditions d’élevage malsaines.

    Veau arraché à sa mère

    Après sa naissance ou dans les jours qui suivent, le veau est brutalement enlevé à sa mère. Fréquemment, les vaches meuglent sans relâche les jours qui suivent cette séparation pour appeler leur veau.

    Publicités indécentes

    Des publicités malhonnêtes vantent les bienfaits du lait de vache sur la santé, allant même jusqu’à qualifier les produits laitiers comme étant « Nos amis pour la vie », « Le lait, une force de la nature », « Les produits laitiers, des sensations pures… » etc.

    Des médecins et des diététiciens ignorants, ainsi que des experts corrompus, continuent de recommander une surconsommation de produits laitiers pour faire des os solides.

    On estime, qu’actuellement, près de 70% des terres agricoles dans le monde sont destinés à la production d’aliments pour le bétail. La réduction ou suppression de consommation de la viande et des laitages transformeraient nos paysages agricoles et pourraient résoudre les problèmes de malnutrition dans le tiers-monde.

    René BICKEL – Novembre 2018

    https://www.bickel.fr/2018/11/arretons-les-vacheries/

     

     

    4ème Congrès International de Santé Naturelle les 8 et 9 décembre 2018 à Marseille

    Parc Chanot- Parc des Exposition Rond-Point du Prado 13009 Marseille

    Stand + Conférence de René BICKEL : “Renforcer son immunité c’est pas sorcier”. Samedi 8 décembre de 9h10 à 10h Salle Méditerranée

    https://www.ipsn.eu/evenements/evenement/ipsn4eme-congres-international-de-sante-naturelle/


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  • Résultat de recherche d'images pour "Réforme des retraites : l’enfumage continue"

    A peine avions-nous attiré l’attention de nos lecteurs sur l’ambiguïté de la promesse électorale du Président Macron : "Pour chaque euro cotisé, le même droit à pension pour tous", qu’un nouveau tweet présidentiel vient démontrer une fois encore combien, dans son souci de complaire à tous, la parole présidentielle est confuse et ambivalente.

    https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/article/Reforme-des-retraites-l-enfumage-continue

     

    Réforme des retraites : l’enfumage continue

    « Pour chaque euro cotisé, le même droit à pension pour tous » : cette promesse électorale d’Emmanuel Macron se trouve aujourd’hui remise en cause après un tweet présidentiel.

     

    Par Thierry Benne.

    Thierry Benne est docteur en droit et diplômé d’expertise-comptable.


    Un article de l’Iref-Europe

    Après que le Haut-Commissaire à la Réforme des Retraites et le Gouvernement aient fait filtrer des informations laissant craindre que les pensions de réversion puissent être l’une des variables d’ajustement de la prochaine réforme des retraites, la levée de boucliers a été telle que subitement le pouvoir a réalisé qu’il s’était engagé dans une impasse où il n’avait que des coups à prendre. En effet, les tenants de la réversion étaient pleinement dans leur rôle de défense de la veuve et de l’orphelin, lorsqu’ils ont immédiatement objecté haut et fort que :

    • 89% des quelque 4,4 millions de pensions de réversion sont perçues par des veuves et pour plus d’un million d’entre elles (1 079 000 exactement selon les chiffres 2016 de la DREES), ces pensions constituent la seule ressource de leurs bénéficiaires, ce qui ne les empêche d’ailleurs pas toujours de verser du mauvais côté du seuil de pauvreté ;
    • certaines de ces pensions pourvoient également à l’entretien d’orphelins, dont l’assistanat se détourne volontiers, nos priorités sociales privilégiant ouvertement celui qui n’a rien cotisé du tout, par rapport à celui qui a eu un temps assez d’argent pour pouvoir cotiser ;
    • près des deux tiers des bénéficiaires d’une pension de réversion ont plus de 75 ans et près de la moitié ont plus de 80 ans, avec un budget santé qui n’a évidemment rien à voir avec le budget moyen retenu par l’INSEE dans son calcul du coût de la vie ;
    • les pensions de réversion sont actuellement l’arme majeure et aussi le dispositif le plus immédiatement efficace dans le combat pour l’égalité homme/femme, puisqu’elles permettent sans délai de réduire statistiquement de 42 à 24% l’écart résultant entre les rémunérations des hommes et des femmes ;
    • on ne peut s’obstiner à secouer violemment les uns après les autres les piliers d’une vraie politique familiale, sans avoir à déplorer quelques années plus tard les ruptures démographiques qui sanctionnent immanquablement de telles initiatives. Ainsi l’INSEE vient de tirer la sonnette d’alarme sur 2016 en constatant sur la France entière (Mayotte compris) une baisse alarmante des naissances de 4,06 % depuis 2010 (et même bien pire : de 9,3% sur la seule France Métropolitaine de 2010 à 2017 !), résultat imparable de la succession de matraquages en règle faisant de la famille l’une des cibles prioritaires d’un législateur fou qui a perdu tous ses repères.

    Si bien que l’opinion et l’opposition se sont à juste titre très largement émues de ces rumeurs insistantes, lesquelles au surplus confortent encore l’image de Président des riches qui commence à coller comme la tunique de Nessus à la personne du chef de l’État. C’est dans ce contexte d’inquiétude et d’urgence pour le pouvoir qu’est intervenu le tweet présidentiel, censé définitivement apaiser tout son monde :

    Aucun bénéficiaire actuel ne verra sa pension de réversion diminuer ne serait-ce que d’un centime.

    Sauf que, à la lumière d’expériences récentes et cuisantes, le tweet présidentiel pose au moins autant de problèmes qu’il en résout, surtout qu’à peine un jour après, le Secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement n’a pas craint d’envisager la baisse de certaines pensions de réversion, tandis que ses collègues du gouvernement annonçaient alternativement tout et son contraire et que, de son côté, le Haut-Commissaire aux retraites n’apaisait pas davantage les inquiétudes.

    Pas un centime en moins ?

    Rappelez-vous : quand ils protestent contre le défaut de revalorisation annuelle de la prestation, les bénéficiaires de l’APL se voient objecter par le pouvoir qu’ils n’ont pas perdu un seul centime, puisque le montant de l’APL se trouve simplement gelé et non pas réduit. On comprend tout de suite qu’en la matière le pouvoir s’en tient à un nominalisme monétaire de mauvais aloi, alors que le raisonnement économique l’aurait obligé à reconnaître honnêtement une perte de pouvoir d’achat à raison de l’inflation qui redémarre quelque peu (certes 1% en 2017, mais vers 2% pour la tendance 2018).

    Donc dans le tweet ci-dessus et au vu d’exemples récents dont les APL ne fournissent qu’une illustration parmi d’autres, rien dans la promesse présidentielle ne garantit formellement le maintien du pouvoir d’achat de pensions de réversion, le plus souvent modestes et à caractère fortement alimentaire, alors justement que la plupart des autres pensions sont déjà depuis plusieurs années iniquement gelées ou rabotées.

     

    Les « bénéficiaires actuels »

    Certes, il a été publiquement annoncé comme préambule à la réforme qu’elle ne porterait pas atteinte aux droits des retraités actuels ou aux actifs très proches de la retraite (moins de 5 ans), droits dont la réversion lors du décès du premier conjoint fait précisément partie. Mais les propos des uns et des autres sont suffisamment ambigus et contradictoires pour que le peuple des retraités, désemparé, ne sache plus à quel saint se vouer.

    Or la promesse présidentielle se limite aux seuls bénéficiaires actuels, ce qui laisse entendre a contrario que la réforme à venir ne s’interdirait pas de remettre en cause les futures pensions de réversion provenant de liquidations de pensions directes déjà intervenues et résultant d’engagements et de lois qui, moyennant inévitablement une réduction affichée ou implicite de la pension principale, garantissent le versement d’une pension de réversion en faveur du conjoint lors du prédécès du titulaire de la pension directe.

    Notamment, dans certains cas, le retraité a eu à choisir lors de la liquidation de sa pension entre un montant majoré sans option de réversion et un montant minoré en cochant une option de réversion en faveur du conjoint. Mais même quand ce choix n’a pas été proposé, du fait que la répartition permet d’assimiler les retraites à une enveloppe plafonnée, les sommes consacrées aux pensions directes pâtissent inévitablement dans la redistribution globale de la concurrence des pensions de réversion. Donc nombre de retraités encore vivants se trouvent financer depuis de longues années et en faveur de leurs conjoints une option de reversion qu’ils ont d’ores et déjà partiellement acquittée (à leur gré ou à leur insu) en acceptant ou en étant contraints de toucher de leur vivant une pension directe minorée.

    On ne voit vraiment pas pourquoi d’un coup ces équilibres actuariels tout à fait licites et honorables se trouveraient rétroactivement remis en cause, sans compensation aucune. Pourtant devant la cacophonie ambiante et faute d’assurance contraire, les retraités légitimement inquiets pour l’avenir de leurs conjoints sont légitimement amenés à se demander si la promesse initiale de non-rétroactivité de la réforme couvre bien également et toujours les droits à reversion attachés aux pensions directes actuellement versées, mais non encore mobilisés du fait même de la survie actuelle du conjoint. Et la grogne qui monte de toutes parts commence à faire sérieusement désordre dans la mécanique si minutieuse et si bien huilée de la communication présidentielle.

    Conclusion : un peu plus de clarté ne messiérait pas

    En réalité, ce qu’on aurait attendu d’un Chef de l’État parlant clair, c’est l’engagement solennel et expresse que toutes les réversions actuellement liquidées, ou celles à provenir de pensions principales actuellement en cours de payement, soient intégralement préservées.

    Engagement sans doute infiniment trop précis, pour quelqu’un qui montre tous les jours qu’il a fait sien et presque de manière maladive le vieil adage du Cardinal de Retz, antienne de toutes les bonnes écoles de sciences politiques et selon laquelle « on ne sort jamais de l’ambiguïté qu’à ses dépens ».

    Le problème, c’est que quand on revendique l’indispensable confiance des Français au seuil d’une réforme qu’on présente comme systémique et capitale, on ne peut constamment naviguer tous feux éteints en leur cachant une partie importante de la vérité, en soufflant successivement le chaud et le froid et en privilégiant un discours dont chaque mot apporte pratiquement autant, sinon plus, de trouble que d’apaisement.

     

    Sur le web 

    https://www.contrepoints.org/2018/07/05/319642-reforme-des-retraites-lenfumage-continue

     

    Macron veut augmenter l’âge de la retraite pour satisfaire l’Europe (vidéo 2’09)

     

    Propagande du pouvoir

    Enregistré sur France 2 le 4 juillet 2018 au 20 heures

    Cliquer sur l’image pour voir la vidéo.

    L’Europe est une excuse choisie par les patrons pour faire passer leurs saloperies. L’Europe, c’est l’arme des patrons !

    Environ deux mois avant les Présidentielles de 2002, Jospin et Chirac ont signé ensemble à Barcelone un accord européen pour privatiser EDF-GDF et pour augmenter l’âge de la retraite jusqu’à 65 ans.

    Comme vous n’avez pratiquement pas réagi lors des divers reculs sociaux imposés récemment par les patrons ; ils en profitent pour aller plus loin, toujours plus loin, et envisagent maintenant d’augmenter l’âge de la retraite en utilisant leur habituelle propagande.

    Macron n’est pas le vrai coupable, il n’est que le fondé de pouvoir des patrons.

    Petits rappels :

    1°) En Juin 1999, un article du Monde diplomatique nous disait : « La capacité de financer tout prélèvement repose donc, en dernier ressort, sur le produit intérieur brut (PIB). Or, selon les projections du Commissariat général du Plan, celui-ci devrait augmenter de 9 600 milliards entre 1998 et 2040, ce qui représente plus de cinq fois l’augmentation de la charge des retraites, estimée à 1 837,6 milliards de francs. »

    Référence : https://www.monde-diplomatique.fr/1999/06/PASSET/3054

    2°) En gros, il y a certes de moins en moins de jeunes pour financer les retraites des vieux ; et, ça, on nous le dit et le redit sans arrêt ; mais, ce qu’on ne nous dit jamais, c’est que la productivité du travail augmente de plus en plus grâce au progrès scientifico-technique. En 20 ans, la productivité du travail a été multipliée par quatre.

    C’est-à-dire qu’un travailleur d’aujourd’hui en vaut quatre d’il y a vingt ans ! Alors, quand on nous raconte qu’avant il y avait quatre travailleurs pour assurer la retraite d’une personne et que maintenant il n’y en a plus qu’une et demi, on se fout totalement de nous.

    3°) Contrairement à ce qu’on nous dit, l’espérance de vie n’augmente pas mais diminue. En voici la preuve :

    http://mai68.org/spip2/spip.php?article1450

    Conclusion : En fait, il n’y a aucun problème de retraites malgré tout ce que la plupart des gens qui ont droit à la parole à la télé nous serinent sans arrêt. C’est seulement que les patrons ont trouvé un nouveau truc pour nous exploiter encore plus. Ce n’est qu’un mensonge pour justifier une encore plus grande exploitation de l’homme par l’homme.

    Par contre, là où il y a un problème, c’est pour trouver du boulot quand on a plus de cinquante ans.

    http://mai68.org/spip2/spip.php?article1884

    http://mai68.org/spip2/spip.php?article1884


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    Et il parait que la pension de réversion serait supprimée ??

     

    L’État veut voler les 165 milliards des régimes de retraite !…

     

    Parce que c’est important et que c’est « dans les tuyaux », puisqu’en débat. Nul doute que le banquier élyséen saura faire bon usage des milliards mis de côté par les caisses de retraites avec les cotisations de leurs affiliés, pour faire monter les sondages, pour le cas où comme le suggère l’article, cet argent serait utilisé pour faire baisser la dette (illégitime) de l’État. Et le peuple dort…. Partagez !!

     

     

    Comme nous le rapporte cet article des Échos, « plusieurs régimes de retraite ont constitué des provisions pour les temps difficiles. Le débat commence déjà à monter pour savoir s’il faut confier ces réserves au futur régime universel, et selon quelles modalités.

    Demain, grâce au régime universel de retraite que le gouvernement entend créer, le système sera censé être plus juste car chaque euro cotisé vaudra les mêmes droits pour tous les assurés. Mais faudra-t-il pour cela confisquer et redistribuer les dizaines de milliards d’euros de réserves que certains des 42 régimes de retraite par répartition ont amassées en prévision des jours difficiles, avec les cotisations de leurs affiliés ? » 

    Ce montant est colossal, vous n’avez pas idée de l’enjeu… Enfin si !! Il faut comparer ce montant à la dette publique.

    La dette française, en gros, c’est 2 200 milliards d’euros et 165 milliards cela représente pas loin de 7,5 % ! Avec un tel tour de passe-passe comptable, Macron pourrait faire baisser la dette française de 7 % !! C’est considérable, autant dire que le sujet est déjà clos avant même d’avoir été ouvert.

    Les réserves seront ponctionnées par l’État, ce qui veut dire qu’elles ne seront plus là lorsqu’il faudra payer… Ne restera plus que l’État pour assurer les fins de mois de nos retraités et comment dire, mieux vaut être sceptique !

    Charles SANNAT pour Insolentiae

    Source Les Échos ici

     

    https://lesmoutonsenrages.fr/2018/06/19/letat-veut-voler-les-165-milliards-des-regimes-de-retraite/

     

     


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  • Vers une forte baisse des pensions de retraite ?

    La fusion des régimes de retraite complémentaire Agirc et Arrco inquiète la CGT, qui craint une baisse des pensions de l’ordre de « 9 % sur à peine 15 ans »

    Mercredi, les partenaires sociaux se sont réunis au siège du Medef pour négocier les conditions de la fusion des régimes de retraite complémentaire Agirc (cadres) et Arrco (tous les salariés du privé) décidée il y a deux ans et pour harmoniser les droits des assurés. Mauvaise nouvelle pour les retraités ? La CGT s’est d’emblée inquiétée d’une baisse future des pensions, de l’ordre de « 9 % sur à peine 15 ans », y compris pour les retraites déjà liquidées, d’après sa représentante, Marie-José Kotlicki.

    Cette interprétation, relayée dans les mercredi, a été réfutée par tous les autres négociateurs. « Il n’est pas souhaitable, ni économiquement ni socialement, de baisser les pensions », a affirmé le représentant du Medef, Claude Tendil, estimant qu’il faut « arrêter d’affoler les gens pour […] faire pression sur le monde  ».

    Pour la CGT, la « valeur de service du point », qui permet de calculer les pensions, n’est pas « sanctuarisée » dans le projet d’accord et pourrait donc baisser, entraînant une diminution des pensions. En outre, le texte, qui précise le pilotage du régime, contient, selon elle, « tous les ingrédients pour baisser de manière semi-automatique les pensions ». « C’est difficile de combattre la mauvaise foi », a commenté Philippe Pihet (FO), qui ne partage pas cette analyse.

     

    Le rendez-vous de mercredi fait suite à une dizaine de réunions organisées en amont et qui ont conduit à l’élaboration d’un projet d’accord. Patronat (Medef, U2P, CPME) et syndicats (CFDT, FO, CGT, CFE-CGC, CFTC) ont notamment traité la question des droits familiaux, comme les pensions de réversion, et les modalités de financement des régimes.

     

    Désaccords sur la gouvernance

    Il « s’agit de mettre en musique » l’accord signé le 30 octobre 2015 par le patronat et la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC pour renflouer les caisses des régimes de retraite complémentaire et qui prévoyait notamment la fusion de l’Agirc et de l’Arrco en janvier 2019, a expliqué Serge Lavagna (CFE-CGC).

    Par exemple, l’âge auquel un veuf ou une veuve peut prétendre à une pension de réversion est de 55 ans à l’Arrco, de 60 ans à l’Agirc. Le projet mis sur la table prévoyait de fixer cet âge à 57 ans dans le régime unifié, mais le Medef a accepté mercredi de l’établir à 55, s’est réjouie Pascale Coton (CFTC). En matière de droits sociaux, « on a choisi d’adopter dans tous les cas la solution la plus favorable aux personnes en difficulté », a expliqué Claude Tendil à l’issue de la réunion.

    Autre point abordé, la mise en place de deux nouvelles contributions fusionnant des cotisations existantes, dont certaines spécifiques aux cadres. Selon Philippe Pihet, celles-ci pourront faire des perdants chez 5 % d’assurés de l’Arrco (non cadres) et chez un peu plus de la moitié des cadres au-dessus d’un certain plafond de revenus, avec un surplus de cotisation de 5 à 10 euros par mois. Seul point encore en suspens, la gouvernance du nouveau régime, qui fait l’objet de désaccords entre les syndicats, a expliqué M. Tendil à l’issue de la négociation.

    La gouvernance est le sujet qui « fâche », a reconnu Frédéric Sève (CFDT). Une autre réunion, potentiellement conclusive, est prévue le 17 novembre, les négociateurs devant s’entendre avant la fin de l’année.

    Source : Le Point 

    https://www.onsaitcequonveutquonsache.com/vers-une-forte-baisse-des-pensions-de-retraite/?utm_source=Newsletter+On+sait+ce+qu%27on+veut+qu%27on+sache&utm_campaign=1652880863-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_a449384a4c-1652880863-122215401

     


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  •  
    Voir aussi :
     

    ..

     

    Parution à relayer à tous les retraités, surtout isolés (Ch. D)

     

    Bonjour

    Les médias aux mains de milliardaires, ont diabolisé MM. Fillon et Mélenchon, et Mme Le Pen, pour que le SEUL choix possible soit Emmanuel Macron, le pion d'Attali (Nouvel Ordre Mondial monstrueux) et de Rothschild (nouvelle économie tueuse d'emplois, de protection des travailleurs,  synonyme de baisse des salaires surtout avec l'afflux de migrants taillables et corvéables à merci, de travail le dimanche, de flexibilité et de mobilité au détriment des familles, de prestations chômage en baisse, de précarité..), bref c'est un vrai coup d'Etat contre notre démocratie. 

    - Où seront les 100 euros promis, au départ, aux retraités ? Envolés ! Promesse bidon !

    - La taxe d'habitation supprimée pour 80% de Français ? Les Maires n'en veulent pas, ou alors ils augmenteront leurs taxes !

    - L'ISF supprimée ? Pour les actionnaires, pas pour les propriétaires de biens immobiliers, quels que soient leurs revenus.

    - La retraite par répartition, ensuite, sera remplacée par la redoutable, aléatoire et onéreuse retraite par capitalisation, à l'américaine.

    - L'augmentation de la CSG amputera votre pouvoir d'achat, etc

    Les acquis sociaux pour lesquels nos aïeux se sont battus, seront anéantis avec Macron.

     

    Mme Le Pen est sans cesse diabolisée, scandaleusement, par les médias, or elle n'est pas M. Le Pen. Et d'ailleurs, elle est encadrée, à gauche par M. Philippot, à droite par M. Dupont-Aignan, qui tous deux respectent les individus.

    Ensemble, ils combattront le Nouvel Ordre Mondial effrayant d'un Attali. Et ils feront tout pour restreindre la domination de Bruxelles sur tous les aspects de notre vie.

    Et surtout, ils protègeront la France de l'effroyable guerre mondiale, vers laquelle  M. Macron, lié aux Anglo-Saxons, et disciple du belliciste François Hollande, nous conduira NECESSAIREMENT. La France sera détruite.

    Plus Macron aura de voix, plus il abusera de son pouvoir, annonçant déjà qu'il bouleversera vite la société, par ordonnances, donc seul, sans parlement, en mettant en place TOUT ce dont les Français ne veulent pas, comme aussitôt la fin de la protection des travailleurs.

    Autant de raisons pour voter contre Macron, pour Mme le Pen et le Premier Ministre qu'elle a choisi, le TRES républicain Nicolas Dupont-Aignan.  Ou en tous cas, pour s'abstenir ou pour voter blanc.  C'est une Gaulliste de gauche qui vous parle.

    Si Macron est élu, la France sera défigurée, laminée (Nation, communes, services publics, SS, école publique, etc, etc), et elle ira droit vers une guerre nucléaire.

    Journaliste d'investigation,  je suis bien informée. Voyez mon dossier Macron (http://actualiteevarsistons.eklablog.com/macron-et-bayrou-unis-pour-le-pire-la-destruction-de-la-france-dossier-a130009426).

    Engagez vous contre Macron ! Sinon, le réveil sera épouvantable...

    Chantal Dupille, journaliste-écrivain (pseudo eva R-sistons)

     

    Programme Macron : Les retraités ont du souci à se faire ! - Iref

     

    Emmanuel Macron prévoit déjà de matraquer les retraités !

    emmanuel macron prévoit déjà de matraquer les retraités ! - csg ...


    article publié le 29-03-2017

    Nos membres protestent en masse contre son projet d'augmenter le taux de CSG de 1,7% sur les pensions ne bénéficiant ni du taux réduit, ni de l'exonération...

    Le projet du candidat Emmanuel Macron sur les retraites fait déjà beaucoup grincer des dents. Très nombreux sont les membres de Sauvegarde Retraites à manifester leur indignation. 

    En effet, pour près de 60 % des retraités du régime général, le taux de CSG serait ainsi porté de 6,6 % à 8,3 %...
    sur les pensions. Avec la CSG et la CASA, les prélèvements sociaux atteindraient 9,1 %.

    Depuis plusieurs années, les pensions de retraite ont été rognées par toute une série de mesures :

    • la création, en 2013, de la CASA, théoriquement pour financer la dépendance des personnes âgées (lorsqu'elle n'est pas détournée au bénéfice du Fonds de solidarité Vieillesse, comme en 2013 ou en 2014;
    • la suppression de l'exonération ou du taux réduit pour 460 000 retraités par un tour de passe-passe (prise en compte du revenu fiscal de référence au lieu du montant d'impôt payé);
    • la suppression de la demi-part des veuves (plus de 3 millions de retraités concernés);
    • la fiscalisation de la majoration familiale qui a touché 4 millions de contribuables);
    • la hausse de CSG pour des centaines de milliers de foyers dont le revenu fiscal de référence avait augmenté du fait de la suppression de la demi-part des veuves et de la fiscalisation de la majoration familiale;
    • L'assujettissement de certains retraités aux taxes locales et à la redevance télévision ou l'augmentation de leurs impôts
    • l'augmentation du "forfait fiscal" sur les compléments retraite des salariés;
    • le gel des pensions depuis 2 ans.


    En 2017, la présidentielle approchant, le gouvernement a jugé électoralement prudent d'alléger la CSG pour 500 000 retraités modestes, en revalorisant de 3% les seuils du revenu fiscal de référence.

    Ceux qui perçoivent une pension mirobolante d'au moins 1 287 € continuent à payer "plein pot". 

    Ainsi l'Etat manipule-t-il à son gré les paramètres qui servent à déterminer les taux de CSG auxquels sont assujettis les retraités.

    Le beau projet d'Emmanuel Macron s'inscrit dans cette logique.

     

     

    Attali, apôtre du Nouvel Ordre Mondial,

    il dit de Macron qu'il est "sa créature"

     

     

    Les retraites façon Macron, le piège des comptes notionnels

    liberation 16 mars 2017

    (mise à jour : 16 mars 2017)

    Par Jean-Marie Harribey*

    C’est devenu un mouvement quasi pendulaire : tous les quatre ou cinq ans, les gouvernants ou les aspirants à gouverner rouvrent le dossier des retraites pour les « réformer ». Les réformes de 1993, 2003, 2010 et 2012, qui devaient « sauver » les retraites des Français, n’ont pas suffi à calmer les ardeurs « réformatrices ». Malgré l’allongement de la durée de cotisations, le report à 62 ans de l’âge de départ à la retraite sauf pour les carrières longues, la mise au compte des salaires des 25 meilleures années au lieu des 10 pour les salariés du privé, et, au final, malgré la baisse des pensions qui résulte du cumul de tous ces dispositifs, les cris d’alarme reviennent régulièrement. Dans son dernier rapport de juin 2016[1], le Conseil d’orientation des retraites estime que « l’équilibre financier » du système de retraites sera assuré suite aux réformes libérales accumulées depuis 20 ans, mais dans des conditions très contestables : le taux de remplacement par rapport au salaire moyen passerait de 75 % à 60 % au milieu du siècle. Tandis que la part des retraités dans la population va continuer à augmenter sensiblement pour des raisons démographiques, il est prévu que la part de la richesse monétaire qui leur reviendra n’augmentera pas et même baissera (de 14,2 % du PIB en 2014 à 12,8 % en 2060).

    Malgré la dégradation des conditions de retraite, les candidats à la présidence de la République François Fillon et Emmanuel Macron veulent une nouvelle réforme. Si Fillon propose des mesures classiques de droite, comme le recul de l’âge de la retraite à 65 ans ou la disparition du compte de pénibilité, Macron, qui entend aussi supprimer le compte de pénibilité, propose une réforme qui se veut « moderne » et « universelle » : introduire un système dit par « comptes notionnels ». Que signifie cette notion ignorée de la plupart des citoyens ? Que changerait-elle ? Quels en sont les dangers ?

    De la solidarité à la contributivité pure

    Notre système de retraite du régime général est appelé par « répartition » pour indiquer que les pensions sont payées grâce aux cotisations vieillesse prélevées sur la masse salariale, et immédiatement reversées aux retraités. Ce système est à « prestations définies », c’est-à-dire dont les paramètres de calcul sont connus à l’avance des cotisants. Dans la mesure où les pensions dépendent en grande partie des cotisations, qui elles-mêmes sont pour une part fonction des salaires (dans la limite du plafond de la Sécurité sociale), le système de retraite est de nature partiellement contributive. L’existence de pensions de réversion, du minimum retraite, de la prise en compte des périodes de maladie ou de chômage, de droits familiaux atténue le caractère contributif du système et accentue la solidarité entre les ayants droit.

    À côté du régime général existent des régimes complémentaires pour les salariés cadres et non-cadres (AGIRC et ARRCO) qui ne calculent pas les retraites à partir des années de cotisation mais à partir d’un nombre de points.[2] Les cotisations versées chaque année donnent droit à des points qui sont accumulés tout au long de la vie active, et dont il suffit de fixer ensuite la valeur. Est ainsi amplifiée la correspondance entre la contribution personnelle du salarié pendant sa vie active et ce qu’il percevra ensuite en tant que retraité. Dans ce type de régime par points, le taux de remplacement n’est plus connu à l’avance, on est dans un régime à « cotisations définies » et non plus à prestations définies comme dans le régime général, entraînant un manque de visibilité pour le salarié sur sa future pension. Bien que le système à points puisse être équilibré en augmentant le taux de cotisation ou le taux d’appel des cotisations (actuellement de 125 %[3], ce qui permet d’accroitre les ressources sans donner plus de droits), le patronat a imposé dans les négociations récentes que l’ajustement se fasse en diminuant le rapport entre la valeur du point et son prix d’achat, donc en baissant les retraites actuelles et futures. En évitant un débat social et politique sur la hausse des cotisations qui donnerait des droits supplémentaires, on masque l’enjeu de la répartition de la richesse produite entre actifs et retraités, et, au-delà, celui de la répartition entre travail et capital. Enfin, ce système par points, fonctionnant pourtant par « répartition », crée l’illusion que la retraite est une forme d’épargne que le salarié retrouvera lors de son départ en retraite.

    Un système par « comptes notionnels » fait faire un pas de plus vers une stricte contributivité. Dans ce cas, on ouvre un compte à chaque salarié qui est virtuel (c’est pour cela qu’il est dit « notionnel ») car il n’est pas financier : aucun titre n’est acheté, rien n’est placé sur les marchés. On enregistre le montant des cotisations du salarié. Le montant de la pension sera ensuite proportionnel à ce capital virtuel actualisé, que l’on divise par un coefficient dépendant de l’âge de départ à la retraite et de l’espérance de vie à cet âge de la génération à laquelle appartient le salarié. L’individualisation de la retraite est renforcée parce qu’on introduit le principe de la « neutralité actuarielle » selon lequel l’âge de départ à la retraite doit être neutre en termes de sommes perçues pendant tout le temps de retraite, et parce qu’on tend à substituer la notion de salaire différé à celui de salaire socialisé.

    Les partisans du système par comptes notionnels affirment qu’il est plus juste. C’est ainsi que Macron prétend instaurer un système universel où « un euro de cotisation donne le même droit à tous ». Mais le fait de retenir une espérance de vie moyenne d’une génération au moment du départ en retraite revient à nier les très grandes différences d’espérance de vie entre les classes sociales et entre les professions au sein d’une génération. Et, à l’inverse, introduire les différentiels d’espérance de vie dans une génération aurait un effet désastreux sur les femmes, déjà victimes en amont de discriminations au travail et de carrières discontinues et précaires. Ce système est donc, d’un côté ou de l’autre, pervers.

    De plus, dans un tel système, comme l’âge de départ à la retraite est un des déterminants du montant de la retraite, les travailleurs sont incités à rester au travail même s’ils ont toujours effectué des travaux pénibles qui ont réduit leur espérance de vie. Chacun est censé pouvoir obtenir une retraite satisfaisante en choisissant personnellement le moment de son départ à la retraite, alors que les travailleurs manuels et les cadres ne sont pas dans la même situation quant à leur capacité de prolonger leur carrière.

    Si le départ à la retraite devient une simple question de choix individuel, alors la conception d’une norme sociale fixant des règles de responsabilité collective vis-à-vis de tous les membres de la société passe à la trappe. Dans le même temps, la responsabilité des entreprises en matière d’emploi disparaît puisque chacun est appelé à décider s’il travaille ou se met en retraite, un peu comme les chômeurs qui « choisissent », nous dit-on, de travailler ou de chômer !

    Les expériences contredisent les discours

    Le système de retraites par comptes notionnels a été promu en France à la suite de l’expérience mise en œuvre en Suède depuis 1998, de celle d’Italie débutée en 2011, et de la Pologne en 2012. Les préconisations d’Antoine Bozio et Thomas Piketty[4] en faveur de ce système confirment clairement que l’enveloppe globale des pensions doit rester, dans l’avenir, identique à l’actuelle. En l’absence d’augmentation du taux de cotisation pour suivre l’évolution démographique, les salariés n’ont le choix qu’entre travailler plus longtemps, alors que les entreprises cherchent souvent à se débarrasser des salariés âgés, ou accepter la baisse de leur pension. Si l’espérance de vie continuait de progresser, le dilemme ne pourrait être arbitré que dans le sens d’une dégradation de la pension ou d’un recul toujours plus lointain de l’âge du départ à la retraite. La logique est implacable puisque le rendement d’un système fondé sur la neutralité actuarielle diminue quand la durée de la retraite s’allonge.[5]

    Or l’expérience suédoise est loin d’être aussi concluante que ses promoteurs le proclament. D’abord, ce qui devait arriver arriva : un système par points et un système par comptes notionnels (c’est encore plus vrai pour un système par capitalisation) ne sont pas préservés des évolutions démographiques et des secousses économiques. Quand la crise a frappé le monde entier, la Suède n’est pas restée à l’écart de cette crise et il a fallu modifier les conditions de versement des pensions en suspendant momentanément en 2009 le système et en programmant la baisse des pensions puisque le système est devenu déficitaire. Comment d’ailleurs en serait-il autrement puisque les pensions sont versées à chaque époque en puisant sur la valeur ajoutée courante ? Tout système de retraite (y compris celui par capitalisation) répartit la valeur ajoutée entre actifs et inactifs, et, par-delà, toute économie la répartit entre salariés et capitalistes, entre bien-portants et malades, entre jeunes et vieux, etc.

    Ensuite, le système suédois introduit dans le coefficient de conversion qui sert au calcul du montant des pensions un élément correspondant au taux de croissance moyen attendu du revenu par tête, qui a été fixé à 1,6 % par an. Les pensions ne peuvent être revalorisées que si le revenu moyen par tête réel croît plus que 1,6 %.

    Le système de comptes notionnels suédois est d’autant moins miraculeux qu’il lui est adjoint un système complémentaire obligatoire par capitalisation. La complexité et l’imbrication des systèmes de retraites ne sont pas moindres en Suède qu’en France. À côté du régime général par comptes notionnels existent un régime complémentaire obligatoire et la possibilité de capitalisation.[6] Et, pour le régime complémentaire, les salariés sont confrontés à plus de 800 offres d’épargne différentes, dont beaucoup ne sont pas fiables.

    Bref, le système par comptes notionnels auquel est adossée de l’épargne capitalisée ne règle rien. D’ailleurs le gouvernement actuel en prépare le remodelage. La preuve est faite qu’on n’échappe pas au problème incontournable de la répartition de la richesse produite au sein d’une génération. De ce fait, affirmer qu’un système par points ou par comptes notionnels permettrait de « ne pas transmettre de dette à la génération suivante » comme l’affirme Macron est absurde. Quel que soit le système, les droits à pension sont toujours à valoir sur la production future. Ce qui distingue un système d’un autre, c’est que ces droits sont plus ou moins égalitaires, plus ou moins solidaires, plus ou moins calqués sur la contribution personnelle antérieure.

    Derrière la retraite, le travail et l’emploi

    Un rapport du COR datant de 2013 affirmait que « à taux de cotisation fixe sur le long terme, paramètre présenté en Suède comme un critère d’équité entre les générations, il existe un équilibre automatique portant sur le taux de remplacement ou l’âge de liquidation de la pension des assurés. »[7] De même l’idée d’un possible « pilotage automatique » s’est répandue[8]. Bien entendu, il n’en est rien. Aucun équilibre automatique n’existe. Cette croyance repose sur une erreur de perspective : à chaque instant, le versement de pensions est fonction non pas du niveau de richesse antérieur, mais du niveau de richesse présent.

    C’est la raison pour laquelle, garantir un système de retraites, à la fois globalement et pour chacun, suppose que le travail soit partagé et que l’emploi reste une priorité. Toutes les autres solutions, de baisse des pensions, d’allongement de la durée de cotisation, de cotisations définies, d’épargne capitalisée, aboutissent toutes à moins de solidarité, moins de justice et même moins d’efficacité.

    Avec Monsieur Macron qui refait des comptes notionnels la dernière trouvaille en matière de retraites ou avec Monsieur Fillon qui en remet une couche en termes d’augmentation du temps de travail, on reste dans le droit fil des réformes dites structurelles du marché de l’emploi. Celles-ci visent à le libéraliser toujours davantage et à réduire les droits sociaux, renvoyant les individus à de prétendus choix personnels. Les lois Macron et El Khomri de 2016 détricotant le code du travail trouveraient un prolongement logique avec les comptes notionnels. Mais, pour les travailleurs et leurs familles, le compte n’y serait pas !

    *Jean-Marie Harribey, économiste français et maître de conférences honoraire a co-présidé le Conseil scientifique d’Attac.

    [1] COR, Évolutions et perspectives des retraites en France, Rapport annuel, juin 2016, http://www.cor-retraites.fr/docs/rapport2016/#p=22.

    [2] L’Allemagne connaît aussi un système de retraites par points depuis 1992.

    [3] Concrètement, on fait cotiser à un taux un quart plus élevé que le taux ouvrant les droits : si le nombre de points ouvrant des droits est calculé avec un taux de 6 % du salaire, le taux prélevé sera de 6 x 1,25 = 7,5 %.

    [4] A. Bozio, T. Piketty, « Pour un nouveau système de retraite, Des comptes individuels de cotisations financés par répartition », Collection du Cepremap, octobre 2008, http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-1189.pdf. Voir H. Sterdyniak, « Retraites : à la recherche de solutions miracles », Revue de l’OFCE, 2009, 2, n° 109, p. 109-140, http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-1190.pdf.

    [5] Pour les détails techniques, voir Attac-Fondation Copernic, Retraites : l’heure de vérité, Syllepse, 2010.

    [6] Le taux global de cotisation retraite en Suède est de 18,5 % : 16 % pour la part en répartition et 2,5 % pour la part en capitalisation. Voir Sénat, « Réformer la protection sociale : les leçons du modèle suédois », 15 mars 2017, https://www.senat.fr/rap/r06-377/r06-37710.html.

    [7] COR, Douzième rapport, janvier 2013, http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-1993.pdf, p. 97.

    [8] Y. Moreau, « Nos retraites demain : équilibre financier et justice », juin 2013, http://www.gouvernement.fr/presse/rapport-nos-retr.... Pour une critique, voir Attac-Fondation Copernic, Retraites : l’alternative cachée, Syllepse, 2013.

    http://leseconomistesatterres.blogs.liberation.fr/2017/03/16/les-retraites-facon-macron-le-piege-des-comptes-notionnels/

     

     

    - (extraits) Macron va taxer les assurances vie a 30% sympa pour les 2200 Milliards de dépôts des Français - Assurance vie : la réforme de Macron qui va faire hurler les épargnants
    Emmanuel Macron veut revoir de fond en comble la fiscalité du capital. Si ce projet est globalement favorable aux (gros) épargnants, il prévoit aussi de s’attaquer aux « sacro-saints » avantages de l’assurance vie
    Attention, levée de boucliers en vue ! Emmanuel Macron prévoit, dans le cadre de son programme, d’alourdir la fiscalité de l’assurance vie, l’un des produits d’épargne préféré des Français (..) Ce projet commence déjà à inquiéter les spécialistes de la gestion de patrimoine. « Un tel alourdissement de la fiscalité risquerait de détourner certains épargnants de l’assurance vie », alerte Olivier Rozenfeld, président du cabinet Fidroit.
    Macron, candidat des riches ? Il fait tout pour PRETENDRE le CONTRAIRE !
    http://www.capital.fr/finances-perso/actualites/assurance-vie-la-reforme-de-macron-qui-va-faire-hurler-les-epargnants-1211306.

     

     

    Voir mon gros dossier Macron

    http://actualiteevarsistons.eklablog.com/macron-et-bayrou-unis-pour-le-pire-la-destruction-de-la-france-dossier-a130009426

    et un aticle court sur la menace Macron, psychopathe, dictateur, destructeur etc (recommandé) :

    http://actualiteevarsistons.eklablog.com/la-menace-macron-par-chantal-dupille-dite-eva-r-sistons-a130126832

    Vous pouvez aussi voir :

    http://actualiteevarsistons.eklablog.com/moi-gaulliste-de-gauche-journaliste-ecrivain-opposante-au-fn-j-appelle-a130054960

     

     


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