• Vers une forte baisse des pensions de retraite ?

    La fusion des régimes de retraite complémentaire Agirc et Arrco inquiète la CGT, qui craint une baisse des pensions de l’ordre de « 9 % sur à peine 15 ans »

    Mercredi, les partenaires sociaux se sont réunis au siège du Medef pour négocier les conditions de la fusion des régimes de retraite complémentaire Agirc (cadres) et Arrco (tous les salariés du privé) décidée il y a deux ans et pour harmoniser les droits des assurés. Mauvaise nouvelle pour les retraités ? La CGT s’est d’emblée inquiétée d’une baisse future des pensions, de l’ordre de « 9 % sur à peine 15 ans », y compris pour les retraites déjà liquidées, d’après sa représentante, Marie-José Kotlicki.

    Cette interprétation, relayée dans les mercredi, a été réfutée par tous les autres négociateurs. « Il n’est pas souhaitable, ni économiquement ni socialement, de baisser les pensions », a affirmé le représentant du Medef, Claude Tendil, estimant qu’il faut « arrêter d’affoler les gens pour […] faire pression sur le monde  ».

    Pour la CGT, la « valeur de service du point », qui permet de calculer les pensions, n’est pas « sanctuarisée » dans le projet d’accord et pourrait donc baisser, entraînant une diminution des pensions. En outre, le texte, qui précise le pilotage du régime, contient, selon elle, « tous les ingrédients pour baisser de manière semi-automatique les pensions ». « C’est difficile de combattre la mauvaise foi », a commenté Philippe Pihet (FO), qui ne partage pas cette analyse.

     

    Le rendez-vous de mercredi fait suite à une dizaine de réunions organisées en amont et qui ont conduit à l’élaboration d’un projet d’accord. Patronat (Medef, U2P, CPME) et syndicats (CFDT, FO, CGT, CFE-CGC, CFTC) ont notamment traité la question des droits familiaux, comme les pensions de réversion, et les modalités de financement des régimes.

     

    Désaccords sur la gouvernance

    Il « s’agit de mettre en musique » l’accord signé le 30 octobre 2015 par le patronat et la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC pour renflouer les caisses des régimes de retraite complémentaire et qui prévoyait notamment la fusion de l’Agirc et de l’Arrco en janvier 2019, a expliqué Serge Lavagna (CFE-CGC).

    Par exemple, l’âge auquel un veuf ou une veuve peut prétendre à une pension de réversion est de 55 ans à l’Arrco, de 60 ans à l’Agirc. Le projet mis sur la table prévoyait de fixer cet âge à 57 ans dans le régime unifié, mais le Medef a accepté mercredi de l’établir à 55, s’est réjouie Pascale Coton (CFTC). En matière de droits sociaux, « on a choisi d’adopter dans tous les cas la solution la plus favorable aux personnes en difficulté », a expliqué Claude Tendil à l’issue de la réunion.

    Autre point abordé, la mise en place de deux nouvelles contributions fusionnant des cotisations existantes, dont certaines spécifiques aux cadres. Selon Philippe Pihet, celles-ci pourront faire des perdants chez 5 % d’assurés de l’Arrco (non cadres) et chez un peu plus de la moitié des cadres au-dessus d’un certain plafond de revenus, avec un surplus de cotisation de 5 à 10 euros par mois. Seul point encore en suspens, la gouvernance du nouveau régime, qui fait l’objet de désaccords entre les syndicats, a expliqué M. Tendil à l’issue de la négociation.

    La gouvernance est le sujet qui « fâche », a reconnu Frédéric Sève (CFDT). Une autre réunion, potentiellement conclusive, est prévue le 17 novembre, les négociateurs devant s’entendre avant la fin de l’année.

    Source : Le Point 

    https://www.onsaitcequonveutquonsache.com/vers-une-forte-baisse-des-pensions-de-retraite/?utm_source=Newsletter+On+sait+ce+qu%27on+veut+qu%27on+sache&utm_campaign=1652880863-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_a449384a4c-1652880863-122215401

     


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    Parution à relayer à tous les retraités, surtout isolés (Ch. D)

     

    Bonjour

    Les médias aux mains de milliardaires, ont diabolisé MM. Fillon et Mélenchon, et Mme Le Pen, pour que le SEUL choix possible soit Emmanuel Macron, le pion d'Attali (Nouvel Ordre Mondial monstrueux) et de Rothschild (nouvelle économie tueuse d'emplois, de protection des travailleurs,  synonyme de baisse des salaires surtout avec l'afflux de migrants taillables et corvéables à merci, de travail le dimanche, de flexibilité et de mobilité au détriment des familles, de prestations chômage en baisse, de précarité..), bref c'est un vrai coup d'Etat contre notre démocratie. 

    - Où seront les 100 euros promis, au départ, aux retraités ? Envolés ! Promesse bidon !

    - La taxe d'habitation supprimée pour 80% de Français ? Les Maires n'en veulent pas, ou alors ils augmenteront leurs taxes !

    - L'ISF supprimée ? Pour les actionnaires, pas pour les propriétaires de biens immobiliers, quels que soient leurs revenus.

    - La retraite par répartition, ensuite, sera remplacée par la redoutable, aléatoire et onéreuse retraite par capitalisation, à l'américaine.

    - L'augmentation de la CSG amputera votre pouvoir d'achat, etc

    Les acquis sociaux pour lesquels nos aïeux se sont battus, seront anéantis avec Macron.

     

    Mme Le Pen est sans cesse diabolisée, scandaleusement, par les médias, or elle n'est pas M. Le Pen. Et d'ailleurs, elle est encadrée, à gauche par M. Philippot, à droite par M. Dupont-Aignan, qui tous deux respectent les individus.

    Ensemble, ils combattront le Nouvel Ordre Mondial effrayant d'un Attali. Et ils feront tout pour restreindre la domination de Bruxelles sur tous les aspects de notre vie.

    Et surtout, ils protègeront la France de l'effroyable guerre mondiale, vers laquelle  M. Macron, lié aux Anglo-Saxons, et disciple du belliciste François Hollande, nous conduira NECESSAIREMENT. La France sera détruite.

    Plus Macron aura de voix, plus il abusera de son pouvoir, annonçant déjà qu'il bouleversera vite la société, par ordonnances, donc seul, sans parlement, en mettant en place TOUT ce dont les Français ne veulent pas, comme aussitôt la fin de la protection des travailleurs.

    Autant de raisons pour voter contre Macron, pour Mme le Pen et le Premier Ministre qu'elle a choisi, le TRES républicain Nicolas Dupont-Aignan.  Ou en tous cas, pour s'abstenir ou pour voter blanc.  C'est une Gaulliste de gauche qui vous parle.

    Si Macron est élu, la France sera défigurée, laminée (Nation, communes, services publics, SS, école publique, etc, etc), et elle ira droit vers une guerre nucléaire.

    Journaliste d'investigation,  je suis bien informée. Voyez mon dossier Macron (http://actualiteevarsistons.eklablog.com/macron-et-bayrou-unis-pour-le-pire-la-destruction-de-la-france-dossier-a130009426).

    Engagez vous contre Macron ! Sinon, le réveil sera épouvantable...

    Chantal Dupille, journaliste-écrivain (pseudo eva R-sistons)

     

    Programme Macron : Les retraités ont du souci à se faire ! - Iref

     

    Emmanuel Macron prévoit déjà de matraquer les retraités !

    emmanuel macron prévoit déjà de matraquer les retraités ! - csg ...


    article publié le 29-03-2017

    Nos membres protestent en masse contre son projet d'augmenter le taux de CSG de 1,7% sur les pensions ne bénéficiant ni du taux réduit, ni de l'exonération...

    Le projet du candidat Emmanuel Macron sur les retraites fait déjà beaucoup grincer des dents. Très nombreux sont les membres de Sauvegarde Retraites à manifester leur indignation. 

    En effet, pour près de 60 % des retraités du régime général, le taux de CSG serait ainsi porté de 6,6 % à 8,3 %...
    sur les pensions. Avec la CSG et la CASA, les prélèvements sociaux atteindraient 9,1 %.

    Depuis plusieurs années, les pensions de retraite ont été rognées par toute une série de mesures :

    • la création, en 2013, de la CASA, théoriquement pour financer la dépendance des personnes âgées (lorsqu'elle n'est pas détournée au bénéfice du Fonds de solidarité Vieillesse, comme en 2013 ou en 2014;
    • la suppression de l'exonération ou du taux réduit pour 460 000 retraités par un tour de passe-passe (prise en compte du revenu fiscal de référence au lieu du montant d'impôt payé);
    • la suppression de la demi-part des veuves (plus de 3 millions de retraités concernés);
    • la fiscalisation de la majoration familiale qui a touché 4 millions de contribuables);
    • la hausse de CSG pour des centaines de milliers de foyers dont le revenu fiscal de référence avait augmenté du fait de la suppression de la demi-part des veuves et de la fiscalisation de la majoration familiale;
    • L'assujettissement de certains retraités aux taxes locales et à la redevance télévision ou l'augmentation de leurs impôts
    • l'augmentation du "forfait fiscal" sur les compléments retraite des salariés;
    • le gel des pensions depuis 2 ans.


    En 2017, la présidentielle approchant, le gouvernement a jugé électoralement prudent d'alléger la CSG pour 500 000 retraités modestes, en revalorisant de 3% les seuils du revenu fiscal de référence.

    Ceux qui perçoivent une pension mirobolante d'au moins 1 287 € continuent à payer "plein pot". 

    Ainsi l'Etat manipule-t-il à son gré les paramètres qui servent à déterminer les taux de CSG auxquels sont assujettis les retraités.

    Le beau projet d'Emmanuel Macron s'inscrit dans cette logique.

     

     

    Attali, apôtre du Nouvel Ordre Mondial,

    il dit de Macron qu'il est "sa créature"

     

     

    Les retraites façon Macron, le piège des comptes notionnels

    liberation 16 mars 2017

    (mise à jour : 16 mars 2017)

    Par Jean-Marie Harribey*

    C’est devenu un mouvement quasi pendulaire : tous les quatre ou cinq ans, les gouvernants ou les aspirants à gouverner rouvrent le dossier des retraites pour les « réformer ». Les réformes de 1993, 2003, 2010 et 2012, qui devaient « sauver » les retraites des Français, n’ont pas suffi à calmer les ardeurs « réformatrices ». Malgré l’allongement de la durée de cotisations, le report à 62 ans de l’âge de départ à la retraite sauf pour les carrières longues, la mise au compte des salaires des 25 meilleures années au lieu des 10 pour les salariés du privé, et, au final, malgré la baisse des pensions qui résulte du cumul de tous ces dispositifs, les cris d’alarme reviennent régulièrement. Dans son dernier rapport de juin 2016[1], le Conseil d’orientation des retraites estime que « l’équilibre financier » du système de retraites sera assuré suite aux réformes libérales accumulées depuis 20 ans, mais dans des conditions très contestables : le taux de remplacement par rapport au salaire moyen passerait de 75 % à 60 % au milieu du siècle. Tandis que la part des retraités dans la population va continuer à augmenter sensiblement pour des raisons démographiques, il est prévu que la part de la richesse monétaire qui leur reviendra n’augmentera pas et même baissera (de 14,2 % du PIB en 2014 à 12,8 % en 2060).

    Malgré la dégradation des conditions de retraite, les candidats à la présidence de la République François Fillon et Emmanuel Macron veulent une nouvelle réforme. Si Fillon propose des mesures classiques de droite, comme le recul de l’âge de la retraite à 65 ans ou la disparition du compte de pénibilité, Macron, qui entend aussi supprimer le compte de pénibilité, propose une réforme qui se veut « moderne » et « universelle » : introduire un système dit par « comptes notionnels ». Que signifie cette notion ignorée de la plupart des citoyens ? Que changerait-elle ? Quels en sont les dangers ?

    De la solidarité à la contributivité pure

    Notre système de retraite du régime général est appelé par « répartition » pour indiquer que les pensions sont payées grâce aux cotisations vieillesse prélevées sur la masse salariale, et immédiatement reversées aux retraités. Ce système est à « prestations définies », c’est-à-dire dont les paramètres de calcul sont connus à l’avance des cotisants. Dans la mesure où les pensions dépendent en grande partie des cotisations, qui elles-mêmes sont pour une part fonction des salaires (dans la limite du plafond de la Sécurité sociale), le système de retraite est de nature partiellement contributive. L’existence de pensions de réversion, du minimum retraite, de la prise en compte des périodes de maladie ou de chômage, de droits familiaux atténue le caractère contributif du système et accentue la solidarité entre les ayants droit.

    À côté du régime général existent des régimes complémentaires pour les salariés cadres et non-cadres (AGIRC et ARRCO) qui ne calculent pas les retraites à partir des années de cotisation mais à partir d’un nombre de points.[2] Les cotisations versées chaque année donnent droit à des points qui sont accumulés tout au long de la vie active, et dont il suffit de fixer ensuite la valeur. Est ainsi amplifiée la correspondance entre la contribution personnelle du salarié pendant sa vie active et ce qu’il percevra ensuite en tant que retraité. Dans ce type de régime par points, le taux de remplacement n’est plus connu à l’avance, on est dans un régime à « cotisations définies » et non plus à prestations définies comme dans le régime général, entraînant un manque de visibilité pour le salarié sur sa future pension. Bien que le système à points puisse être équilibré en augmentant le taux de cotisation ou le taux d’appel des cotisations (actuellement de 125 %[3], ce qui permet d’accroitre les ressources sans donner plus de droits), le patronat a imposé dans les négociations récentes que l’ajustement se fasse en diminuant le rapport entre la valeur du point et son prix d’achat, donc en baissant les retraites actuelles et futures. En évitant un débat social et politique sur la hausse des cotisations qui donnerait des droits supplémentaires, on masque l’enjeu de la répartition de la richesse produite entre actifs et retraités, et, au-delà, celui de la répartition entre travail et capital. Enfin, ce système par points, fonctionnant pourtant par « répartition », crée l’illusion que la retraite est une forme d’épargne que le salarié retrouvera lors de son départ en retraite.

    Un système par « comptes notionnels » fait faire un pas de plus vers une stricte contributivité. Dans ce cas, on ouvre un compte à chaque salarié qui est virtuel (c’est pour cela qu’il est dit « notionnel ») car il n’est pas financier : aucun titre n’est acheté, rien n’est placé sur les marchés. On enregistre le montant des cotisations du salarié. Le montant de la pension sera ensuite proportionnel à ce capital virtuel actualisé, que l’on divise par un coefficient dépendant de l’âge de départ à la retraite et de l’espérance de vie à cet âge de la génération à laquelle appartient le salarié. L’individualisation de la retraite est renforcée parce qu’on introduit le principe de la « neutralité actuarielle » selon lequel l’âge de départ à la retraite doit être neutre en termes de sommes perçues pendant tout le temps de retraite, et parce qu’on tend à substituer la notion de salaire différé à celui de salaire socialisé.

    Les partisans du système par comptes notionnels affirment qu’il est plus juste. C’est ainsi que Macron prétend instaurer un système universel où « un euro de cotisation donne le même droit à tous ». Mais le fait de retenir une espérance de vie moyenne d’une génération au moment du départ en retraite revient à nier les très grandes différences d’espérance de vie entre les classes sociales et entre les professions au sein d’une génération. Et, à l’inverse, introduire les différentiels d’espérance de vie dans une génération aurait un effet désastreux sur les femmes, déjà victimes en amont de discriminations au travail et de carrières discontinues et précaires. Ce système est donc, d’un côté ou de l’autre, pervers.

    De plus, dans un tel système, comme l’âge de départ à la retraite est un des déterminants du montant de la retraite, les travailleurs sont incités à rester au travail même s’ils ont toujours effectué des travaux pénibles qui ont réduit leur espérance de vie. Chacun est censé pouvoir obtenir une retraite satisfaisante en choisissant personnellement le moment de son départ à la retraite, alors que les travailleurs manuels et les cadres ne sont pas dans la même situation quant à leur capacité de prolonger leur carrière.

    Si le départ à la retraite devient une simple question de choix individuel, alors la conception d’une norme sociale fixant des règles de responsabilité collective vis-à-vis de tous les membres de la société passe à la trappe. Dans le même temps, la responsabilité des entreprises en matière d’emploi disparaît puisque chacun est appelé à décider s’il travaille ou se met en retraite, un peu comme les chômeurs qui « choisissent », nous dit-on, de travailler ou de chômer !

    Les expériences contredisent les discours

    Le système de retraites par comptes notionnels a été promu en France à la suite de l’expérience mise en œuvre en Suède depuis 1998, de celle d’Italie débutée en 2011, et de la Pologne en 2012. Les préconisations d’Antoine Bozio et Thomas Piketty[4] en faveur de ce système confirment clairement que l’enveloppe globale des pensions doit rester, dans l’avenir, identique à l’actuelle. En l’absence d’augmentation du taux de cotisation pour suivre l’évolution démographique, les salariés n’ont le choix qu’entre travailler plus longtemps, alors que les entreprises cherchent souvent à se débarrasser des salariés âgés, ou accepter la baisse de leur pension. Si l’espérance de vie continuait de progresser, le dilemme ne pourrait être arbitré que dans le sens d’une dégradation de la pension ou d’un recul toujours plus lointain de l’âge du départ à la retraite. La logique est implacable puisque le rendement d’un système fondé sur la neutralité actuarielle diminue quand la durée de la retraite s’allonge.[5]

    Or l’expérience suédoise est loin d’être aussi concluante que ses promoteurs le proclament. D’abord, ce qui devait arriver arriva : un système par points et un système par comptes notionnels (c’est encore plus vrai pour un système par capitalisation) ne sont pas préservés des évolutions démographiques et des secousses économiques. Quand la crise a frappé le monde entier, la Suède n’est pas restée à l’écart de cette crise et il a fallu modifier les conditions de versement des pensions en suspendant momentanément en 2009 le système et en programmant la baisse des pensions puisque le système est devenu déficitaire. Comment d’ailleurs en serait-il autrement puisque les pensions sont versées à chaque époque en puisant sur la valeur ajoutée courante ? Tout système de retraite (y compris celui par capitalisation) répartit la valeur ajoutée entre actifs et inactifs, et, par-delà, toute économie la répartit entre salariés et capitalistes, entre bien-portants et malades, entre jeunes et vieux, etc.

    Ensuite, le système suédois introduit dans le coefficient de conversion qui sert au calcul du montant des pensions un élément correspondant au taux de croissance moyen attendu du revenu par tête, qui a été fixé à 1,6 % par an. Les pensions ne peuvent être revalorisées que si le revenu moyen par tête réel croît plus que 1,6 %.

    Le système de comptes notionnels suédois est d’autant moins miraculeux qu’il lui est adjoint un système complémentaire obligatoire par capitalisation. La complexité et l’imbrication des systèmes de retraites ne sont pas moindres en Suède qu’en France. À côté du régime général par comptes notionnels existent un régime complémentaire obligatoire et la possibilité de capitalisation.[6] Et, pour le régime complémentaire, les salariés sont confrontés à plus de 800 offres d’épargne différentes, dont beaucoup ne sont pas fiables.

    Bref, le système par comptes notionnels auquel est adossée de l’épargne capitalisée ne règle rien. D’ailleurs le gouvernement actuel en prépare le remodelage. La preuve est faite qu’on n’échappe pas au problème incontournable de la répartition de la richesse produite au sein d’une génération. De ce fait, affirmer qu’un système par points ou par comptes notionnels permettrait de « ne pas transmettre de dette à la génération suivante » comme l’affirme Macron est absurde. Quel que soit le système, les droits à pension sont toujours à valoir sur la production future. Ce qui distingue un système d’un autre, c’est que ces droits sont plus ou moins égalitaires, plus ou moins solidaires, plus ou moins calqués sur la contribution personnelle antérieure.

    Derrière la retraite, le travail et l’emploi

    Un rapport du COR datant de 2013 affirmait que « à taux de cotisation fixe sur le long terme, paramètre présenté en Suède comme un critère d’équité entre les générations, il existe un équilibre automatique portant sur le taux de remplacement ou l’âge de liquidation de la pension des assurés. »[7] De même l’idée d’un possible « pilotage automatique » s’est répandue[8]. Bien entendu, il n’en est rien. Aucun équilibre automatique n’existe. Cette croyance repose sur une erreur de perspective : à chaque instant, le versement de pensions est fonction non pas du niveau de richesse antérieur, mais du niveau de richesse présent.

    C’est la raison pour laquelle, garantir un système de retraites, à la fois globalement et pour chacun, suppose que le travail soit partagé et que l’emploi reste une priorité. Toutes les autres solutions, de baisse des pensions, d’allongement de la durée de cotisation, de cotisations définies, d’épargne capitalisée, aboutissent toutes à moins de solidarité, moins de justice et même moins d’efficacité.

    Avec Monsieur Macron qui refait des comptes notionnels la dernière trouvaille en matière de retraites ou avec Monsieur Fillon qui en remet une couche en termes d’augmentation du temps de travail, on reste dans le droit fil des réformes dites structurelles du marché de l’emploi. Celles-ci visent à le libéraliser toujours davantage et à réduire les droits sociaux, renvoyant les individus à de prétendus choix personnels. Les lois Macron et El Khomri de 2016 détricotant le code du travail trouveraient un prolongement logique avec les comptes notionnels. Mais, pour les travailleurs et leurs familles, le compte n’y serait pas !

    *Jean-Marie Harribey, économiste français et maître de conférences honoraire a co-présidé le Conseil scientifique d’Attac.

    [1] COR, Évolutions et perspectives des retraites en France, Rapport annuel, juin 2016, http://www.cor-retraites.fr/docs/rapport2016/#p=22.

    [2] L’Allemagne connaît aussi un système de retraites par points depuis 1992.

    [3] Concrètement, on fait cotiser à un taux un quart plus élevé que le taux ouvrant les droits : si le nombre de points ouvrant des droits est calculé avec un taux de 6 % du salaire, le taux prélevé sera de 6 x 1,25 = 7,5 %.

    [4] A. Bozio, T. Piketty, « Pour un nouveau système de retraite, Des comptes individuels de cotisations financés par répartition », Collection du Cepremap, octobre 2008, http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-1189.pdf. Voir H. Sterdyniak, « Retraites : à la recherche de solutions miracles », Revue de l’OFCE, 2009, 2, n° 109, p. 109-140, http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-1190.pdf.

    [5] Pour les détails techniques, voir Attac-Fondation Copernic, Retraites : l’heure de vérité, Syllepse, 2010.

    [6] Le taux global de cotisation retraite en Suède est de 18,5 % : 16 % pour la part en répartition et 2,5 % pour la part en capitalisation. Voir Sénat, « Réformer la protection sociale : les leçons du modèle suédois », 15 mars 2017, https://www.senat.fr/rap/r06-377/r06-37710.html.

    [7] COR, Douzième rapport, janvier 2013, http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-1993.pdf, p. 97.

    [8] Y. Moreau, « Nos retraites demain : équilibre financier et justice », juin 2013, http://www.gouvernement.fr/presse/rapport-nos-retr.... Pour une critique, voir Attac-Fondation Copernic, Retraites : l’alternative cachée, Syllepse, 2013.

    http://leseconomistesatterres.blogs.liberation.fr/2017/03/16/les-retraites-facon-macron-le-piege-des-comptes-notionnels/

     

     

    - (extraits) Macron va taxer les assurances vie a 30% sympa pour les 2200 Milliards de dépôts des Français - Assurance vie : la réforme de Macron qui va faire hurler les épargnants
    Emmanuel Macron veut revoir de fond en comble la fiscalité du capital. Si ce projet est globalement favorable aux (gros) épargnants, il prévoit aussi de s’attaquer aux « sacro-saints » avantages de l’assurance vie
    Attention, levée de boucliers en vue ! Emmanuel Macron prévoit, dans le cadre de son programme, d’alourdir la fiscalité de l’assurance vie, l’un des produits d’épargne préféré des Français (..) Ce projet commence déjà à inquiéter les spécialistes de la gestion de patrimoine. « Un tel alourdissement de la fiscalité risquerait de détourner certains épargnants de l’assurance vie », alerte Olivier Rozenfeld, président du cabinet Fidroit.
    Macron, candidat des riches ? Il fait tout pour PRETENDRE le CONTRAIRE !
    http://www.capital.fr/finances-perso/actualites/assurance-vie-la-reforme-de-macron-qui-va-faire-hurler-les-epargnants-1211306.

     

     

    Voir mon gros dossier Macron

    http://actualiteevarsistons.eklablog.com/macron-et-bayrou-unis-pour-le-pire-la-destruction-de-la-france-dossier-a130009426

    et un aticle court sur la menace Macron, psychopathe, dictateur, destructeur etc (recommandé) :

    http://actualiteevarsistons.eklablog.com/la-menace-macron-par-chantal-dupille-dite-eva-r-sistons-a130126832

    Vous pouvez aussi voir :

    http://actualiteevarsistons.eklablog.com/moi-gaulliste-de-gauche-journaliste-ecrivain-opposante-au-fn-j-appelle-a130054960

     

     


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  • Alimentation :
    les conseils du Pr Joyeux

    Alexandre Imbert  rédigé le 25 février 2014 à 18h10

    Article pARU dans le journal nº 9 Acheter ce numéro

     

    Pr Joyeux - alternativesante.fr

    C'est clair maintenant, les "alimenteurs" sévissent à tous les étages. Pourtant, il faut bien manger ! « Bien » dans le sens où le plaisir de manger doit rester intact et ne pas nous rendre dingue. « Bien » dans le sens où l'alimentation est l'un des meilleurs moyens de prévention du cancer et des maladies de civilisation. On estime en effet que 50% des cancers sont liés à de mauvaises habitudes alimentaires. C'est un minimum sachant que c'est l'Académie de Médecine qui le dit... La place centrale de notre rapport à l'alimentation dans le développement des cancers ne fait aucun doute. C'est ce que martèlent depuis des années quelques experts indépendants comme le Pr Henri Joyeux. Ce cancérologue est le pionnier de la prévention primaire par l'alimentation.

    Professeur de cancérologie et de chirurgie digestive à la Faculté de Médecine de Montpellier, Henri Joyeux est l'un des meilleurs spécialistes français en nutrition, alimentation et cancer. Il aime à citer Jean Rostand. C'est sa façon à lui de traduire le premier précepte hippocratique.

    Dans sa préface de « L'alimentation ou la troisième médecine », oeuvre maintes fois rééditée de son ami Jean Seignalet, il rappelle cette évidence : « c'est la nutrition qui fait l'unité du corps humain cohérent ». Nous sommes ce que nous mangeons mais hélas tous les conseils nutritionnels ne vont plus dans le même sens, d'où l'intérêt de rappeler les fondamentaux.

    Les conseils essentiels d'Henri Joyeux pour éloigner le cancer et les maladies chroniques

    Nous portons tous en nous des cancers potentiels, explique Henri Joyeux. Des cellules dormantes qui possèdent un potentiel de transformation cancéreuse. Voire de minuscules tumeurs peut-être, tapies, endormies. Alors ne les réveillons pas et ne les stimulons pas par de mauvaises habitudes alimentaires ou des comportements dangereux. Il conseille donc d'éviter autant que possible 3 types de produits :

    • les viandes rouges et les charcuteries,
    • les produits laitiers,
    • le gluten.

    1 - La viande doit redevenir un aliment spécial

    C'est exactement ce que prône un tout récent rapport des Nations unies pour l'environnement, pour des raisons évidemment écologiques. Mais ce qui vaut pour la planète vaut pour notre écologie personnelle : il nous faut réduire drastiquement notre ration de viande. Cela nous évitera bien des acides gras saturés et des complications. L'idéal est de revenir à l'alimentation des années 50, juste avant que nos habitudes alimentaires ne basculent du végétal à l'animal. Manger de la viande exceptionnellement et de préférence blanche, dans des plats où celle-ci n'est pas l'ingrédient principal. Priorité aux légumineuses (attention au mode de cuisson, qui doit rester léger), avec des petites bouchées de viande. C'est aussi ainsi que l'on se nourrit encore dans les pays les plus démunis et l'on ne s'en porte pas plus mal malgré la pauvreté.

    2 - Laissez les produits laitiers aux veaux... Les sécrétions des mamelles de la vache sont bonnes pour le veau. Pour l'enfant, la nature a fait le sein maternel. Retenons que les produits laitiers contiennent trois familles de facteurs de croissance :

    • les EGF : facteurs de croissance épidermique,
    • les TGF : facteurs de croissance de transformation (squelette, articulations, muscles...),
    • les IGF : facteurs de croissance de l'insuline.

    Ces trois facteurs de croissance sont dangereux pour l'être humain. Encore une fois, ils sont destinés au veau. Or un veau, un an après sa naissance, pèsera avec ce régime 350 kg quand un petit d'homme atteindra 5 kg... Ces facteurs de croissance ne sont pas détruits par le mode de conservation UHT, l'ultra haute température (consistant à porter le lait à 140° pendant 3 à 4 secondes) et vont attaquer notre foie, notre pancréas, nos muscles... Nos grands-mères faisaient mieux : en faisant bouillir le lait jusqu'à obtenir une crème, elles éliminaient ces facteurs de croissance.

    2 - Trois produits laitiers par jour : la voie royale vers la maladie chronique

    Se gaver de produits laitiers, c'est donc se gaver d'hormones de croissance inadaptées à notre organisme. Ce n'est pas un hasard si les nouveaux traitements en cancérologie passent pas des thérapies ciblées sur le tissu tumoral, des anti-angiogéniques, autrement dit des anti-facteurs de croissance. A quoi bon consommer ces facteurs de croissance pour se soigner après avec leurs antagonistes ?

    Et que penser des recommandations du Programme National Nutrition Santé 2011-2015 qui impose encore 3 produits laitiers par jour pour les enfants comme pour les adultes ?

    Pour le calcium ? Les produits laitiers nous en apportent 3 fois trop. Sachant que le calcium n'est absorbé qu'à 35% par notre métabolisme, le reste va aller calcifier notre squelette, nos articulations, irriter notre côlon. Avec arthroses, maladies auto-immunes et cancers à la clé.

    Pour le sucre ? Le lactose entraîne de « lactolisme » pour reprendre l'expression d'Henri Joyeux !  

    3 - Réduire ou supprimer le gluten

    En transformant génétiquement notre froment (les épis montaient bien plus haut dans les champs de blé des années 50), l'agriculture intensive nous a exposés à des dangers qui ne cessent de croître. Vous êtes toujours ballonné, vous avez des gaz, une mauvaise excrétion ? Vous êtes plutôt souvent fatigué ? Vous souffrez peut-être de la maladie coeliaque. Facile à déceler soi-même : il suffit de se passer pendant 15 jours :

    • de pain, même complet,
    • de pâtes,
    • de pizzas,
    • de viennoiseries et autres biscuits.

    Si au bout de 15 jours les symptômes diminuent ou disparaissent, c'est que l'on est intolérant ou allergique au gluten. Le gluten des produits à base de blé, de maïs, de seigle, d'orge, mais aussi de kamut ou d'épeautre favorise la porosité intestinale. Autrement dit l'intoxication générale de nos organes : les mauvaises molécules comme celles du lait, au lieu d'être évacuées par notre côlon, vont aller réveiller nos cellules à potentiel de cancérogénicité. Et détruire notre système immunitaire, d'où l'explosion des maladies auto-immunes. Attention en particulier au pain moderne qui outre sa pauvreté nutritionnelle nous apporte presque à lui seul la quantité de sel dont notre organisme a besoin au quotidien. Salez vos plats par dessus et on connaît le résultat...  

    Du bio, de saison. Ça va sans dire... mais ça va mieux en le disant...

    Quel que soit son choix alimentaire, le plus important est de manger bio et avec mesure, c'est un préalable. L'alimentation bio a un prix que tout le monde ne peut s'offrir. Mais on peut au moins manger des produits de saison en se rapprochant le plus possible de l'agriculteur-producteur (le premier acteur de santé). Prudence par contre sur les conserves et les surgelés, même bio, vecteurs d'helicobacter pylori (direction l'estomac) ou de bactéries dévastatrices (direction l'intestin et sa flore), inflammatoires et cancérigènes à la longue. A consommer avec modération.

    Savoir conserver les aliments et les protéger de l'oxydation

    Attention en fait au mode de conservation tout court : si vous achetez du bio et que vous ne savez pas le conserver, cela ne sert à rien. Vous connaissez le danger de certaines bactéries mais peut-être ignorez-vous que les antioxydants mal conservés deviennent pro-oxydants. Je vous renvoie ici à un excellent livre hélas trop peu connu : « L'oxydation des aliments et de la santé » (5). Jean Morelle, qui l'a écrit peu avant sa mort, y explique comment par exemple introduire dans la cuisine certains légumes pour contrecarrer le phénomène d'oxydation du plat... Ce chercheur atypique, biochimiste, a consacré sa vie au stress oxydatif, générateur de bien des maladies.

    Les conseils essentiels d'Henri Joyeux pour éloigner le cancer et les maladies chroniques

    Voici 12 conseils à suivre (en persévérant !) pour prévenir non seulement les cancers et leurs récidives mais aussi les maladies de civilisation : diabète, surpoids, maladies auto-immunes, des rhumatismes à l'Alzheimer... L'alimentation y tient une place forcément centrale...

    1. Faire de l'exercice régulièrement en transpirant pour éliminer les pollutions des pesticides, insecticides... : au moins deux fois 30 mn par semaine. Vous ferez fondre votre gras en excès, perdrez du poids et renforcerez la masse musculaire.

    2. Eviter le surpoids excessif : pas plus de 5 kg par rapport à votre poids idéal. Ne suivez aucun régime, mais mangez mieux et meilleur et vous perdrez 1 kg par mois.

    3. Si vous voulez avoir des enfants, le mieux est avant 30 ans ET si vous avez des enfants, allaitez-les au moins 6 mois. Attention au "Parlodel" destiné à couper la lactation. L'allaitement maternel, c'est l'idéal pour la santé du bébé (point besoin de vaccinations pendant ce temps) et pour la santé des seins de la maman. Pour les hommes soyez des pères modernes, attentifs, capables de cuisiner et de faire le ménage !

    4. Si vous voulez fumer, gardez une ou deux cigarettes par jour, pas plus, et évitez le tabagisme passif. Les risques de cancer sont au niveau des voies respiratoires, de la vessie, du cerveau.., des troubles vasculaires, cardiaques, cérébraux, l'Alzheimer et le Parkinson. Le cannabis et les drogues dures, en plus des dégâts pour le cerveau (schizophrénie, névroses, psychoses, dépressions), réduisent les défenses immunitaires et peuvent faire le lit de cancers gravissimes d'évolution très rapide.

    5. Buvez au total 3 grands bols par jour : le matin de tisanes de thé, thym, romarin, sauge... et le soir  verveine, camomille, tilleul, achillée millefeuille...  + 3 verres d'eau au repas et un verre (ballon) de bon vin bio à la fin de chaque repas. Ni coca, ni soda, ni Nutella... ils apportent trop de sucres, sources de gras (dans le foie et sous la peau), et ne consommez jamais de faux sucres et de produits light même si vous êtes diabétique. Un à 2 cafés pas plus par jour, avec un carré d'Omegachoco pour votre palais des saveurs.

    6. Consommez plus de calcium végétal qu'animal. Et pour le calcium animal, choisissez en priorité les produits laitiers des petits animaux, chèvres et brebis (1 seule portion par jour). Pas de produits laitiers liquides ou semi-liquides, ils contiennent trop de sucres sous forme de lactose dont vous ferez du gras. Mastiquez pour saliver et goûter, vous régalerez votre palais des saveurs.

    7. Augmentez la consommation de salades et autres crudités + 4 à 6 fruits frais par jour, si possible bio et de saison, dont un fruit frais à chaque récré, pour les enfants en âge scolaire. Pas de compotes, elles contiennent trop de sucre et vous ne les mastiquez pas. Le meilleur sucre est le fructose présent dans les fruits frais, mais aussi dans les miels non chauffés de proximité (surtout acacias et châtaigniers que peuvent consommer les diabétiques en petite quantité). Arrosez vos salades d'huile d'olive bio, vierge, première pression à froid et de jus de citron.

    8. Consommez fruits secs et oléagineux (noix-noisettes-amandes-pignons) et légumineuses cuites à la vapeur douce de courte durée, quelques minutes pour être al dente. Les légumineuses seront à croquer, conserveront leurs goûts, leurs phytohormones et toutes leurs fibres, utiles pour votre flore intestinale et nettoyer les colons pour l'évacuation des déchets, évitant ainsi la constipation source de pullulation et putréfaction intestinales.

    9. Consommez poissons et fruits de mer, 2 à 3 fois par semaine, pour avoir l'iode pour votre thyroïde, les oméga 3, les minéraux et les oligo-éléments pour nourrir vos neurones. Faites travailler vos connections neuronales et vos neurones en évitant les nombreuses émissions débiles à la télévision, lisez, cultivez vous, détendez vous astucieusement en famille.

    10. Evitez les plats trop cuisinés. Cuisinez TOUT à la vapeur douce, abandonnez les micro-ondes, la cocotte-minute, les fritures? qui abiment les qualités nutritionnelles des aliments.

    11. Consommez moins de gluten, car si vous avez la moindre intolérance, il est responsable de porosité intestinale. Il est présent dans les pains, pizzas, pâtes, viennoiseries, biscuits qui se comportent comme des sucres. Les remplacer par les pains des fleurs, graines et farines de sarrasin, millet, quinoa, châtaigne.

    12. Evitez au maximum les consommations hormonales prolongées, idéalement moins de 5 ans pour la contraception et mieux pas du tout. Faites prendre aux hommes leurs responsabilités avec le préservatif qui est sans danger pour personne. Pas de traitement hormonal à la ménopause en dehors des phytohormones à la demande. Ces bons conseils en poche, vous pouvez vous alimenter sereinement en faisant votre propre cuisine. A propos, un dernier conseil de Madame Joyeux cette fois : faites-la en chantant, cela n'en sera que meilleur !

    Pour découvrir des recettes saines et véganes
    rendez-vous sur : quelle-sante.com

    Cancer par cancer, les conseils du Pr Joyeux

    Le cancer du pancréas

    Le cancer du poumon

    Le cancer de la prostate

    Le cancer du sein

    Le cancer de la peau

     

    Sources :
    (1) Voir l'article de passeportsante.net sur ce sujet.

    (2) Source : enquête de l'ONG Oceana : http://oceana.org/sites/default/files/reports/National_Seafood_Fraud_Testing_Results_FINAL.pdf

    (3) Etude du laboratoire Excell portant sur 300 échantillons de vin rapportée par le magazine La Vigne.

    (4) Lire l'article de Marion Kaplan et du Dr Donatini ici : http://www.energie-sante.net/as/?p=916
    (5) « L'oxydation des aliments et de la santé »
    (5) Prévention des dangers de l'agression oxydative alimentaire par le bon usage des fruits et des légumes », Jean Morelle, Editions François-Xavier de Guibert (2003)

    Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives. Vous pourrez en trouver un près de chez vous et prendre rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com

     

    http://www.alternativesante.fr/manger-sain/alimentation-les-conseils-du-pr-joyeux

     


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  • Le vieillissement serait réversible ? Une étude étonnante…

    Le vieillissement serait réversible ?

    Une étude étonnante…

    17.12.2016

     

    Et si les rides, les cheveux gris et les problèmes qui accompagnent le vieillissement n’étaient plus qu’un lointain souvenir dans quelques années ? Pour ces scientifiques, cela ne fait aucun doute : le processus du vieillissement peut être réversible.

    Une nouvelle étude a été publiée ce jeudi 15 décembre dans les lignes de la revue scientifique Cell. Les principaux auteurs sont Juan Carlos Izpisua Belmonte, Alejandro Ocampo, Pradeep Reddy et Paloma Martinez-Redondo du Gene Expression Laboratory au sein du Salk Institute for Biological Studies situé à La Jolla, en Californie ().

    L’équipe à l’origine de cette étude a montré qu’une nouvelle forme de thérapie génique pouvait produire un effet de rajeunissement chez la . Résultats ? Une meilleure santé cardio-vasculaire, une colonne vertébrale redressée, une apparence plus “jeune”, une guérison plus rapide en cas de blessure… et une durée de vie prolongée de 30%.

    Juan Carlos Izpisua Belmonte explique :

    “Notre étude montre que le vieillissement n’est pas obligé de fonctionner dans une seule direction. Avec une modulation prudente, il peut être inversé.”

    D’après les résultats particulièrement impressionnants de cette étude, les chercheurs pensent que le vieillissement n’est pas simplement une physique au fil du temps, mais aussi en partie, voir principalement, le résultat d’une horloge interne.

    Bien évidemment, les équipes à l’origine de cette étude restent prudents. Une humaine est encore très lointaine (des dizaines d’années) et ils ne prétendent pas non plus que le vieillissement pourrait être complètement éliminé :

    “Notre objectif n’est pas seulement l’extension de la durée de vie, mais surtout l’amélioration de l’état de santé tout au long de la vie.”

    En d’autres termes, ce que veulent ces scientifiques, c’est traiter le vieillissement plutôt que de traiter les liées à la vieillesse.

    Crédit photo : Salk Institute

    Crédit photo : Salk Institute

    La méthode utilisée dans le cadre de ces travaux de recherche consiste à “rembobiner” l’horloge de cellules adultes, comme celles de la peau, des muscles ou d’autres .

    Une technique qui n’est pas nouvelle mais qui, pour la première fois, a pu être réalisée sans faire revenir celles-ci à l’état de cellules souches.

    Les cellules souches sont très puissantes : elles ont la capacité de se multiplier et de se transformer en n’importe quel autre type de cellule. Il s’agit d’une technique déjà testées dans le cadre d’autres travaux de recherche pour fournir des “pièces de rechange” pour les patients. Mais les laisser proliférer au sein d’un organisme adulte augmente drastiquement le risque de cancer.

    Dans les lignes du Guardian, Wolf Reik, d’épigénétique au Babraham Institute de Cambridge, explique :

    “Avec les cellules souches IPS vous réinitialisez l’horloge de vieillissement et revenez à zéro. Revenir à zéro, à un état embryonnaire, n’est probablement pas ce que vous souhaitez. Alors vous vous demandez : jusqu’où ‘rembobiner’ ?”

    Les souris traitées étaient toutes atteintes d’un trouble génétique, la progéria, qui induit un vieillissement accéléré, des dommages au niveau de l’ADN, d’autres nombreux problèmes de santé et une durée de vie considérablement réduite.

    A gauche : du tissus musculaire d’une souris âgée non traitée. À droite : du tissus musculaire d’une souris après « reprogrammation. » – Credit photo : Salk Institute

    A gauche : du tissus musculaire d’une souris âgée non traitée. À droite : du tissus musculaire d’une souris après « reprogrammation. » – Credit photo : Salk Institute

    Après six semaines de traitements, les souris traitées étaient visiblement plus jeunes, leur peau et leurs muscles avaient repris du tonus, les dommages au niveau de l’ADN avaient diminué et leur durée de vie avait été prolongée de 30%.

    D’après Juan Carlos Izpisua Belmonte :

    “C’est la première fois que quelqu’un démontre que la reprogrammation cellulaire chez un animal peut fournir un effet bénéfique en termes de santé et étendre la durée de vie.”

    Pour le chercheur, le travail continue et la suite semble logique :

    “Nous pensons que des approches chimiques pourraient être utilisées dans des essais cliniques chez l’homme dans les dix prochaines années. (…) Ces produits chimiques pourraient être administrés dans des crèmes ou des injections pour rajeunir la peau, les muscles ou les os.”

    Pour les anglophones, voici une vidéo qui présente le travail de Juan Carlos Izpisua

    Belmonte et de ses équipes :

    Photo: Juan Carlos Izpisua Belmonte 

     source:http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/2016/12/le-vieillissement-serait-reversible-une-etude-etonnante.html

    http://reseauinternational.net/le-vieillissement-serait-reversible-une-etude-etonnante/


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    Self-défense au supermarché

     

     

    Chère lectrice, cher lecteur,

     

    Les personnes qui n’ont plus mangé de biscuits Prince depuis les années 1980 seront tout étonnées de la texture des Princes nouvelle génération : ils s’émiettent, ne nourrissent pas, ressemblent à du polystyrène expansé et sont beaucoup plus sucrés.

    De fait, les Princes actuels sont beaucoup plus légers qu’avant, et les ingrédients ne sont plus les mêmes : avant l’été 2008, le célèbre paquet de Prince LU pesait 330 g. À la rentrée, suivante, il ne pesait plus que 300 g, mais coûtait toujours le même prix. [3]

    Le chocolat qui, jadis, touchait les bords, ne forme plus qu’un petit rond à l’intérieur à peine plus grand qu’une pièce de 2 euros.

    Sur le paquet, il n’est d’ailleurs plus écrit « Prince au chocolat »… mais au « goût chocolat ».

    C’est comme les pizzas de supermarché qui étaient autrefois faites avec du fromage et qui sont maintenant recouvertes de « préparation fromagère ». On imagine la « mama » avec toutes les éprouvettes dans la cuisine.

    Cherchez partout sur l’emballage, il n’est plus nulle part indiqué « yaourt » sur les Paniers de Yoplait. Il est vrai que ce qu’il y a dedans n’a plus rien à voir avec du yaourt, et ne mérite que l’appellation de : « spécialité laitière à l’arôme artificiel de fruit », écrite en caractère minuscule :
    Sur les forums, les consommateurs s’accordent à dire qu’un des produits qui s’est le plus dégradé, en dehors des Princes, est la Danette. [4]
    Il y a les Mars aussi : la nouvelle recette de Mars appelée Cœur fondant, introduite en 2007 soi-disant « afin de s’adapter aux nouvelles demandes des consommateurs » [5], a perdu 16 % de son poids, mais est restée au même prix.

    Jouer avec la taille

    Danone a imaginé une stratégie assez rusée pour ses crèmes dessert :

    Vendus par quatre, les pots de crème vanille ou chocolat pèsent 125 g. Vendus par douze ou par seize, ils ne pèsent plus que 115 g. « Réduire les portions, c’est réduire l’impact en termes de calories », explique Danone.

    Autrement dit : « On vous arnaque… mais c’est pour votre bien ! Cela vous évite de trop manger de nos produits qui sont mauvais pour votre santé. »

    Le pot de Jockey de 1 kg ne pèse plus que 850 g, les 4 petits pots de 100 g ne pèsent plus que 90 g.

    Les nouvelles crèmes Mont-Blanc soi-disant avec « encore plus de saveur » sont devenues immangeables. Ne reste que du sucre, du colorant et de la farine pour épaissir.

    Poisson pané : où est le poisson ??

    Quand j’étais petit, ma maman me faisait parfois du poisson pané (avec les yeux dans le coin). Je me rappelle très nettement que, lorsque je « l’ouvrais », je voyais des sortes de lamelles comme dans du vrai poisson. Ce n’est plus le cas aujourd’hui où seules des raclures de poisson sont agglomérées pour faire ce genre d’aliment.

    Les « croquettes » de poisson de mon enfance, qui étaient rectangulaires, ont en outre été remplacées par le format « bâtonnet » permettant de mettre proportionnellement beaucoup plus de panure… et moins de poisson.

    Autres « astuces » de l’industrie agro-alimentaire

    • Les barres de céréales style Grany ont considérablement « maigri ». Elles flottent dans leur emballage qui, lui, est resté identique.
    • Ce n’est pas parce qu’un fromage a une forme de fromage de chèvre (cylindre, pyramide…) qu’il est fait avec du lait de chèvre ! Beaucoup de fromages de chèvre sont en fait fabriqués à partir de lait de vache aromatisé au chèvre.
    • Pour la plupart des marques, l’eau minérale est passée de 1,5 l à 1,25 l, l’eau Saint-Amand est passée à 1 l, la Badoit à 0,75 l.
    • Le sucre en poudre, qui s’était toujours vendu au kilo, est aujourd’hui conditionné dans des sachets en plastique aux couleurs chatoyantes. C’est bien plus pratique pour verser le sucre, il y a un bouchon… mais il n’y a plus que 750 g de sucre dedans.
    • Il n’y a plus que 16 dosettes de café au lieu de 18 dans les paquets L’Or intense de Carte Noire… mais l’apparence du paquet et le prix sont restés les mêmes.

    Nestlé et les consommateurs dyslexiques

    Vous connaissez la dyslexie, un problème qui se répand dans la population où les gens confondent et échangent des lettres.

    Il faut croire qu’un as du marketing de Nestlé a eu l’idée d’exploiter cette faille.

    La tablette Nestlé Noir Dessert, qui existait depuis 1971, est passée brutalement en 2013 de 250 g à 205 g, un véritable « trompe-l’œil ». Mais l’avantage pour Nestlé est double : économiser sur le chocolat, et surtout vous obliger à en acheter deux puisque les recettes traditionnelles sont faites pour 250 g de chocolat ! Génial, tout simplement.

    Le chocolatier Côte d’Or n’a pas fait mal non plus. Les plaquettes de chocolat Noir Orange 70 % de cacao ont subi une discrète modification en 2014 : l’image (avec l’orange) était toujours la même. Mais le « 70 % » avait disparu. Il faut pratiquement une loupe pour s’apercevoir, dans la liste des ingrédients, qu’il n’y a plus que 56 % de cacao.

    Les emballages : des économies qui coûtent cher à l’environnement

    Sous prétexte de « garder la fraîcheur » de vos biscuits, la plupart sont désormais rangés par deux sous film plastique.

    Sachant que ces sachets sont eux-mêmes dans une barquette en plastique, elle-même dans une boîte en carton, elle-même emballée dans un film plastique… vous remplissez votre poubelle pour huit malheureux biscuits, tandis qu’on vous serine sur Arte qu’il faut « lutter contre le gaspillage » pour protéger la planète.

    Les pots de rillettes Bordeaux Chesnel sont, avec leur fond plusieurs étages, leur double fond, leur couvercle multidimensionnel et leur épaisse couche de gras blanc (saindoux), des chefs-d’œuvre d’illusionnisme. Vous achetez un pot qui, extérieurement, semble toujours avoir la même taille. Mais la quantité de rillettes a fondu.

    Un lecteur repenti « balance »

    Un lecteur repenti de Santé Nature Innovation m’a écrit le message suivant :

    « J’ai assumé des responsabilités au niveau direction générale d’une grande marque de produits pour la maison et ces pratiques sont courantes.

    Exemple, un produit pour laver la vaisselle à la main se compose essentiellement d’eau, d’un agent nettoyant à base de détergent ou de teepol (le produit actif, qui est le plus cher dans la formule), d’un colorant et d’un parfum associé (le colorant jaune sera associé au citron par exemple, le vert à une senteur pin…).

    Pour lancer un nouveau produit, le fabricant va doser largement l’agent qui lave et dégraisse vraiment. Les consommateurs vont trouver génial ce produit qui dégraisse bien. Une fois fidélisé, le fabricant économise sur la formule en diminuant progressivement le détergent.

    Les plus vicieux vont jusqu’à introduire un agent moussant qui ne coûte quasiment rien, mais donne à la ménagère l’impression que son produit "marche" toujours !

    Autre truc : autrefois, les flacons ménagers étaient ronds et contenaient un litre. On les aplatit et réduit à 75 cl. Il y a plus de place sur l’étiquette visible (le facing) pour vanter la qualité du nouveau produit ! Plus efficace encore, le flacon de forme "goutte d’eau" qui donne l’impression visuelle qu’il y a plus de produit dedans, à cause de l’effet loupe.Signalons enfin les paquets de mouchoir carrés, qu’on nous a vendus en nous expliquant que le nouveau format "entrait mieux dans la poche".Moins encombrant, certes, mais avec 9 mouchoirs au lieu de 12 auparavant, et une taille plus petite qui oblige à les jeter plus vite. »


    Ce que j’ai dit pour l’alimentation est donc vrai aussi pour les produits ménagers.

    Self-défense

    Ma technique de self-défense au supermarché est donc simple : n’achetez que des produits non transformés, qui sont les plus proches possible de leur forme d’origine.

    Vous ferez vous-même les mélanges, préparations, cuissons qu’il faut, et vous saurez ce qu’il y a dedans.

    Le prix de beaucoup de produits semble être resté stable. Mais la qualité s’est effondrée pour la plupart des objets qui nous entourent : meubles en aggloméré, tuyauterie en plastique, outils en simili-métal, lampes en tube de fer-blanc, tapis et moquettes synthétiques, et ne parlons pas des survêtements et baskets qui tiennent lieu d’habits à la majorité de la population.

    Cela explique pourquoi les autorités ne cessent d’annoncer que « l’inflation est nulle » actuellement, alors qu’en fait, vous constatez au contraire que tout est de plus en plus cher et que, à revenu égal, vous vivez de moins en moins bien.

    Quand ils calculent l’évolution des prix, les pouvoirs publics prennent soin de ne pas tenir compte de la qualité.

    Ainsi ils considèrent que le prix des voitures est stable, alors que les voitures actuelles qui sont tout en plastique et fabriquées par des robots devraient coûter bien moins cher que celles d’autrefois qui étaient en métal, bois, cuir ou tissu, et qui étaient largement fabriquées à la main.

    De même pour vos légumes, il n’est pas logique de dire que leur prix est stable s’ils sont au même prix que ceux de votre maraîcher qui les cultivait lui-même amoureusement à la main il y a trente ans, alors que ceux qu’on achète aujourd’hui sont industriels et donc aqueux, fibreux et insipides.

    Bien à vous,

    Jean-Marc Dupuis

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